image
image
image
image
image
image
image
Jeu: Age of Wonders : Planetfall
Genre: stratégie
Developpeur: Triumph Studios (Pays-Bas)
Editeur: Paradox Interactive
Plateformes dispo: PC et consoles
Sortie prevue: 2019
En 2017, Paradox rachetait Triumph Studios, une équipe de développeurs néerlandais qui traînait ses guêtres dans le jeu vidéo PC depuis une vingtaine d’années. Cette échoppe n’a jamais sorti de blockbusters, mais elle s’est fait une petite réputation avec la série des Age of Wonders, des jeux de stratégie au tour par tour, dont le boss de Paradox était un grand fan. Sitôt boulottés par le Grand Capital suédois, les voici donc assignés à un quatrième épisode de leur franchise. Pour bien marquer le coup, ils abandonnent leur univers heroic-fantasy habituel (ça tombe bien, je l’ai toujours trouvé banal à mourir) au profit d’une ambiance science-fiction. Un empire galactique, le Star Union, vient de s’effondrer, et des factions rivales (humains à fusil laser, monstres insectoïdes crasseux, robots en armure de combat...) se chicanent dans les ruines fumantes pour reprendre le contrôle du tiékar.

On sent d’où vient l’inspiration.

Planetfall, comme les précédents Age of Wonders d’ailleurs, emprunte beaucoup à Civilization. On y retrouve le tour par tour bien sûr, mais aussi les cases hexagonales, les frontières, les petits scouts à envoyer explorer les alentours en début de partie, l’inévitable liste de bâtiments à construire pour développer les villes et une interface sur laquelle les vétérans de Civ’ se trouveront tout de suite à l’aise. En ce qui concerne la gestion des combats, Planetfall va en revanche beaucoup plus loin, puisqu’on aura droit à de vraies phases d’engagements tactiques, elles aussi au tour par tour. Et là encore, on sent que les développeurs se sont beaucoup inspirés d’un autre grand classique du genre. Sur mon petit carnet de notes, j’ai souligné cinq fois la mention « ressemble bcp à XCOM ». Vous allez y retrouver les mêmes icônes indiquant les zones de couverture, la possibilité de mettre les unités en overwatch ou de faire du marquage de cible, des bouts de terrain destructibles… C’est un peu comme si le game designer de Planetfall s’était dit : « Je vais prendre les deux gros hits de Firaxis, et je vais les mélanger à ma sauce. » Ça n’est certainement pas une mauvaise idée. Le résultat a l’air intéressant, on voit que Triumph Studios a de l’ambition pour son jeu, et probablement aussi des moyens qu’il n’avait pas avant de se faire racheter par Paradox. Un seul bémol : la direction artistique n’a pas l’air follement originale, avec des unités et des environnements de science-fiction déjà vus cent fois.