Je viens de faire un sondage dans la rédaction. J’ai demandé qui pouvait me définir le SSAO. Évidemment, les maquettistes ont juste répondu en bavant et en poussant des cris de bêtes. Normal, ce sont des maquettistes, on est déjà bien content qu’ils ne soient pas en train de se défoncer aux champis dans la cage d’escalier pour « exalter leur créativité graphique ». Mais les journalistes, censés être des gens sérieux, solides, des spécialistes incollables du jeu vidéo, n’ont pas fait mieux. Kahn Lusth a tenté de me dire que « ah si, attends, je crois que j’ai pris cette option sur ma Berlingo diesel... c’est le régulateur de vitesse non ? ». Izual m’a demandé s’il y en avait dans Fallout 2, avant de retourner jouer à Fallout 2 en grommelant. Les autres ont baissé le regard. Alors pour affirmer ma domination sur l’open space, je les ai toisés avec mépris et je leur ai dit qu’ils me dégoûtaient. Mais c’était du bluff. Car moi non plus, avant d’écrire cet article, je n’avais absolument aucune idée de ce qu’était le SSAO. Tout juste savais-je que ça modifiait des bidules-trucs sur les ombres, et que ça me bouffait parfois dix ou vingt images par seconde quand je l’activais.