Piotr me fait entrer dans une petite salle isolée, à l’arrière. Je m’assois. Il se place derrière moi et lance la bande-annonce du jeu. « En 2077, ils ont élu ma ville pire endroit d’Amérique », entonne la voix-off, qu’on devine être celle du héros. Il déambule dans un superbe métro high-tech, tandis qu’apparaît en bas la mention « game engine footage » – images tirées du jeu. Il continue en passant devant des gangsters punks : « Problèmes principaux : la violence est partout, et nous avons le record d’habitants vivant sous le seuil de pauvreté. » Puis il regarde par la fenêtre et apparaît à l’écran cette ville incroyable, Night City. Pour une fois, ça n’est pas une énième resucée de l’esthétique Blade Runner. Il y a des néons bien sûr, mais aussi des palmiers, un ciel bleu. C’est tellement beau. J’ai chaud.