Comme si les développeurs prétentieux qui accolent leur nom aux titres de leurs jeux (Sid Meier’s Egotrip, American’s McGee’s Megalomania) ne suffisaient pas, voici maintenant que les studios s’y mettent. En même temps, après le succès de Payday et surtout de sa suite, le nom d’Overkill est devenu synonyme de FPS coopératif. Associez-le au titre d’une des plus célèbres séries télé du moment et vous avez la promesse d’un FPS parfait pour passer un bon moment avec trois potes, d’un titre peut-être enfin capable de faire oublier Left 4 Dead aux amateurs de massacres de trucs déjà morts. Eh ben c’est pas gagné. La mission dévoilée lors de cet E3 nous donne à voir un jeu archi-classique, peuplé de zombies presque aussi rigides que ses héros, de fusillades mollassonnes et d’enchaînement d’objectifs (pressez F pour ouvrir ce piège, pour ramasser cet objet, pour crocheter cette serrure...) soporifiques au possible. Il faut voir notre protagoniste, dans une QTE d’une lenteur effroyable, poignarder un zombie en pleine tête avec l’enthousiasme d’un végétarien à qui on demande de découper la dinde pour mesurer l’ampleur de la catastrophe qui s’annonce si Overkill ne parvient pas à rectifier le tir au cours des prochains mois.