C’était l’E3 des surprises pour From Software, qui a débarqué à Los Angeles avec trois jeux chez trois éditeurs différents : une ressortie améliorée de son vieux Metal Wolf Chaos chez Devolver, un jeu Playstation VR chez Sony (nommé Déraciné et prévu pour cette année) et Sekiro : Shadows Die Twice, pour l’an prochain chez (et ça on ne l’avait pas vu venir) Activision. À première vue, Sekiro ressemble fortement aux jeux qui ont fait la célébrité récente du studio (les Dark Souls et Bloodborne), transposés dans un Japon médiéval-fantastique. En réalité, pas tant que ça. Parmi les plus gros changements, notons que Sekiro ne proposera pas de multijoueur, mais pas non plus de classes de personnages, d’âmes à récolter, de feux de camp à allumer (car la mort n’y sera pas aussi punitive) ni d’armes à améliorer. Ce qui ne veut pas dire que ce sera terriblement classique pour autant : le héros de Sekiro (appelons-le John) possède, tel Snake ou l’inspecteur Gadget, une prothèse de bras surpuissante, qui peut se transformer en bouclier, en hache ou en grappin, ce qui change considérablement l’approche des combats. From Software semble vouloir proposer avec Sekiro un Souls recentré sur l’essentiel, à savoir des combats exigeants et précis (avec cette fois un focus sur les parades de coups) et des boss gigantesques et pénibles. Cerise sur le gâteau : on pourra même, luxe suprême, faire sauter son personnage. Décidément, From Software ne manquait pas de surprises.