J’allais pénétrer dans le tentaculaire stand d’Activision au Convention Center quand soudain, paf, l’angoisse : je suis foutu, je ne vais rien comprendre, ça va clignoter de partout et je vais me faire rouler dessus par des teubés qui jouent à CoD tous les soirs depuis deux siècles. Je n’avais que trop raison. Ce premier contact avec Black Ops III m’a coûté ma fierté. Arrivé juste à l’heure pour la présentation, jeté devant mon écran comme un sac de patates par un solide Américain nourri de poulet aux hormones, manette PS4 en main (déjà qu’au clavier ça aurait été chaud...), je me retrouve à devoir régler une tétrachiée de paramètres sur mon combattant, sans plus d’explications. Il a fallu que j’atteigne un kill ratio de -2 et que je supplie à genoux le monsieur d’interrompre le supplice pour enfin obtenir quelques informations. Voyez-vous, m’expliqua-t-il en séchant mes larmes, Black Ops IIII, jeu quasi exclusivement multijoueur, renoue avec des combats beaucoup moins aériens que ceux de ses prédécesseurs. Les maps cherchent à nous envoyer à la castagne le plus rapidement possible, et nous obligent à être constamment en mouvement – par exemple dans le mode hardpoint, où le point de capture change à intervalles réguliers. Le jeu semble toutefois ne pas négliger l’aspect tactique. La communication et le jeu d’équipe semblent notamment être de la plus haute importance. Et je ne vous apprendrai rien en vous disant que l’E3 est loin d’être le lieu idéal pour ça.