Chaque année, avec une régularité qui force l’admiration, les cycles naturels se répètent : le ventre à bière du trentenaire grossit un peu plus, tonton Roger sort la même blague raciste au repas de Noël, un nouveau fait son apparition à l’E3. Habitué des événements du mois de mai, FIFA avait réservé sa première version jouable à l’EA Play, sorte de pré-show un peu gênant concocté chaque année par Electronic Arts. Point positif : il y avait de nombreuses bornes disponibles et j’ai pu enchaîner une poignée de matchs sans trop de problèmes. Malheureusement, avec le changement de génération en approche, la série n’a pas l’intention de remettre en question sa philosophie cette année. Elle s’annonce même plus bling-bling que jamais. La licence Ligue des Champions fait de FIFA 19 une sorte de monstre totémique du contenu officiel. Même continuité dans le gameplay, toujours aussi débridé et toujours allergique à tout ce qui se rapproche d’une bonne défense – mention spéciale pour ces joueurs au QI de courge qui exigent qu’on les replace constamment ou pour ces ballons qui leur passent sur les lacets sans déclencher de réaction. On passera sur les nouvelles features, anecdotiques – un deuxième curseur repiqué chez PES, un tir bonifié en appuyant une deuxième fois sur la touche de frappe au bon moment – pour retenir quand même le ralentissement bienvenu des passes, qui donne un bien meilleur feeling aux transmissions. Bon, nos confrères britanniques demanderont de transformer le jeu en flipper d’ici quelques semaines mais en attendant, saluons ce bel effort.