Quand les premières vidéos de Conqueror’s Blade sont tombées, j’étais comme un fou : un chevalier qui tabassait des paysans crasseux avec une grosse épée, ça ressemblait vachement à un Mount & Blade 2 – avec un net avantage : une date de sortie. Bon, une fois devant le jeu à la Gamescom, quand j’ai compris que c’était en fait un MMO russe, c’est sûr que ça n’avait plus le même charme. Comme en plus Conqueror’s Blade se concentre sur les batailles de siège et qu’il mélange chevaliers européens, samouraïs, mamelouks et guerriers chinois, ça aurait pu tout de même bien finir. Mais quand j'ai osé évoquer For Honor la bouche en cœur, les développeurs m’ont aussitôt assuré vouloir proposer une expérience plus accessible, pensée pour de « l’action kick-ass ». Et effectivement, les deux camps de quinze joueurs se maravent joyeusement à l’écran, d’autant qu’ils ramènent chacun leurs régiments personnalisés, histoire qu’il y ait de la chair à canon à déquiller. Hélas, en s’éloignant de l’exigence de For Honor les combats ont aussi perdu beaucoup de leur côté gratifiant. Conqueror’s Blade sera sans doute un très chouette jeu, mais à quel public s'adresse-t-il ? Existe-t-il seulement dans ce monde des amateurs de For Honor allégé ? Réponse en fin d’année, une semaine après la sortie du jeu, quand les serveurs seront vides.