Il y a ces plaines à la verdure immuable, ces rivières taillées à la serpe, ces hameaux en bordure de route avec leurs toits en tuiles rouges. Cet inventaire vide, ces indicateurs de faim et de santé, cette absence délibérée d'objectifs. Après avoir été lâché au hasard dans les kilomètres carrés de campagne de Scum, il suffit de cinq secondes pour savoir à quoi on a affaire : un jeu de survie en accès anticipé. Bien sûr, il faut le décrire plus finement. Est-il lent, arcade, gratifiant, facile, dynamique ? Non, non. Vous n'y êtes pas. Scum est un jeu de survie en accès anticipé relou. Par exemple, sa carte a beau être immense, avec de vastes zones vides (pardon, des « plaines ») entre les différents points de loot, il refuse de vous laisser avancer vite pendant trop longtemps. Jouer à Scum, c'est donc courir trente secondes, s'accroupir dans un buisson en attendant que la jauge d'endurance remonte, puis se remettre à courir trente secondes. Toujours dans la droite lignée de l'idéologie du relou, le jeu appliquera aussi un malus à votre temps de réapparition si vous décédez trop, histoire de bien vous mettre des bâtons dans les roues.