Lorsqu'on cherche à créer un jeu de rôle moderne, une approche est toute indiquée : celle qui s'inspire des grands classiques en vue isométrique mais ne veut surtout pas effrayer les néophytes. Les développeurs de Pillars of Eternity ou Divinity : Original Sin se sont ainsi donné beaucoup de mal afin de rendre leurs jeux intuitifs et accueillants. Mais il y a une autre approche possible : celle de Ceres Games. Quand j'ai demandé au studio comment il comptait rendre Realms Beyond accessible aux néophytes, il m'a répondu que ce n'était pas vraiment prévu, mais que « bien entendu » il y aurait « une sorte de didacticiel ». Voilà, c'est tout. Ça pose le ton. Je dois admettre que ma question était vicelarde : en novembre, Realms Beyond a précisément réussi sa campagne Kickstarter grâce à tout un tas de promesses faites pour embrouiller les profanes. Respect absolu de la licence OGL (la version open source des règles de Donjons & Dragons), fiche de perso touffue, combats au tour par tour, gestion de la faim et de la soif sur la carte du monde… la découverte sera rude pour quiconque n'aurait joué qu'à Wasteland 2. Pour les autres, à savoir les anciens de la Gold Box, les fans de Fallout 2, les fanatiques de D&D 3.5, les nostalgiques d'Arcanum et tous les autres vétérans du CRPG, Realms Beyond s'annonce exquis.