Ce qui est amusant, avec Chernobylite, c'est qu'on dirait un produit dérivé, sans trop savoir de quoi. La première minute de jeu, durant laquelle le joueur va s'infiltrer dans les profondeurs de la centrale de Tchernobyl, semble directement tirée de la série HBO. Non seulement le souci du détail est le même (les uniformes des employés de la centrale, que le protagoniste aperçoit parfois dans d'étranges flashbacks, et les lieux sont reproduits avec une rare maniaquerie), mais certains plans semblent copiés à l'identique – on a même droit à un « 3.6 Roentgen, pas terrible, pas catastrophique » Mais Chernobylite semble être aussi un spin-off de S.T.A.L.K.E.R. On en croisera d'ailleurs, des stalkers, partis explorer la Zone à la recherche de chernobylite, un métal produit dans le cœur du réacteur et capable d'offrir une source d'énergie infinie. Il y sera aussi question de portails dimensionnels et de la quête du protagoniste, obsédé à l'idée de retrouver Tatyana, sa dulcinée disparue trente ans plus tôt lors de l'explosion. Chernobylite ne sera pas un véritable open world à la S.T.A.L.K.E.R., plutôt un jeu d'aventure-action dans des environnements semi-ouverts, et si le reste de l'aventure est au niveau de ces premières minutes, il devrait avoir de quoi satisfaire les amateurs de zones hors du monde et de béton irradié.