« Repasser à l'envers .» C'est ce qui était écrit sur le T-shirt promotionnel (à côté de « fabriqué au Bangladesh » et « toxique, ne convient pas au contact avec la peau ») que m'a offert le développeur lors de mon rendez-vous précédent. « Repasser à l'envers », c'est aussi le parti pris de Goblinz Studio pour Legend of Keepers. Imaginez un Darkest Dungeon recréé dans l'autre sens dans lequel, salle après salle, le joueur dispose monstres et pièges pour empêcher un groupe de héros d'atteindre sa salle au trésor. Comme chez Red Hook, la position des combattants est cruciale : certaines attaques affectent le premier rang, d'autres les types au fond, d'autres encore blessent tout le groupe. Blessent, ou terrifient. Car, toujours comme dans Darkest Dungeons, les preux chevaliers venus s'aventurer dans les profondeurs du donjon disposent d'une barre de santé mentale, qu'il est parfois plus facile à vider que celle de vie. Bon, la ressemblance s'arrête là : le jeu de Goblinz est plus simple et plus accessible. Beaucoup plus drôle aussi, avec tout un aspect management qui nous demandera d'envoyer nos monstres en stage de formation ou de négocier avec des percepteurs vampires.