Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas le mieux placé pour vous parler de Ghost Recon : Breakpoint. Les jeux de guerre, comme la guerre d’une manière générale, ne m’intéressent pas vraiment. Ce n’est pas par snobisme ou par un pacifisme forcené, c’est simplement que ça ne m’amuse pas autant que plein d’autres choses. Du coup, à la place, je vais vous parler de ma JAPD, ma journée d’appel de préparation à la défense, quand j’avais une vingtaine d’années. Je ne me souviens plus vraiment pourquoi, mais j’étais passé, à l’époque, entre les gouttes du recensement, d’où mon appel très tardif sous les drapeaux du ministère de la Défense. La chose s’est déroulée dans le fort de Vincennes, un endroit bien loin de la contrée où j’avais bâti mon refuge, mais où l’armée avait décidé de m’envoyer en compagnie de tout ce que la région parisienne comptait de cas sociaux trop cons pour se faire recenser correctement. Dès l’entrée dans le bâtiment, dès les premiers regards échangés avec mes compagnons de misère, j’ai su que la journée allait être longue, très longue.