Il y a quatre ans, ma mère a eu un cancer du sein (désolé pour l'ambiance, mais promis, c'est une histoire qui finit bien). Aujourd’hui, elle va beaucoup mieux. Après l’opération, tout est rentré dans l’ordre, elle n’a jamais rechuté. Pourtant, je dois reconnaître que j’ai très mal vécu cette maladie qui n’aura duré, finalement, que quelques semaines. Au lieu de rassembler mes forces pour aider ma mère à passer ce moment difficile, je me suis un peu effondré et j’ai commencé une dépression dans mon coin, incapable de réagir, de sortir de la stupeur. C’était vraiment un très mauvais moment à passer, surtout pour quelqu’un qui, comme moi, a toujours été gâté par la vie. Les premiers jours, j’allais au travail mais je ne me sentais pas bien. Au bout de quelque temps, j’ai réussi à négocier une semaine d’arrêt maladie. J’avais un peu honte : ma mère, qui était malade, faisait face courageusement et moi, plutôt que de l’aider, je lui rajoutais une raison de s’inquiéter. Je suis resté chez moi sans rien faire, ou presque, pendant plusieurs jours.