Les tentatives de conversion de la populace à Crusader Kings 2 se terminent toujours par la même ritournelle : « Oh là là, ton jeu, j'ai essayé, c'est quand même moche… Et puis j'y comprends rien… Non, je crois que je vais retourner sur FIFA. » Réjouissons nous donc des nets progrès que semble vouloir faire Paradox en ce qui concerne l'esthétique et l'accessibilité. D'abord, parce que le jeu aura enfin un vrai gros tutoriel, qui se déroulera en Irlande, région simple et relativement isolée du foutoir européen, idéale pour apprendre les bases du jeu. Ensuite, parce que l'interface chargée de dorures et les polices de caractères ampoulées font place à un design beaucoup plus propre et moderne. Les fenêtres semblent tellement aérées, tellement « simples » en apparence, qu'on se demande presque si le jeu gardera la complexité de son prédécesseur. Où sont mes plâtras de chiffres à virgule ? Où sont mes tableaux sur douze colonnes farcies de vilaines icônes pixellisées détaillant le caractère de mes 80 courtisans ?