Avant la sortie de Legend of Zelda en 1986 et l’introduction des sauvegardes, les joueurs menaient des existences bien laborieuses. Quand ils n’étaient pas contraints à terminer un jeu d’une traite pour en voir le bout, il leur fallait se munir d’un papier et d’un crayon, comme à l’époque de leurs ancêtres, afin de griffonner un code leur permettant de reprendre leur partie là où ils l’avaient laissée. Depuis, les sauvegardes automatiques et les chargements rapides ont fait irruption dans nos vies, et je m’y suis tellement habituée que je suis devenue une immense pleutre. Dès que je progressais un minimum dans un survival-horror et que j’en avais l’option, je sauvegardais. Quand je n’étais pas tout à fait satisfaite de ma performance, même s’il s’agissait d’une simple balle gâchée, je chargeais immédiatement une sauvegarde précédente pour tout refaire proprement. Au fil du temps, mes parties finissaient par être parfaites, immaculées, insipides. Et puis il y a eu les terminaux d'Alien : Isolation.