C'est bien connu, le Malin dissimule toujours ses intentions. Ce qui est plutôt normal, sans quoi ce ne serait pas le Malin mais le Crétin, et franchement vous imaginez Lucifer choir du Paradis avec un regard de poisson mort, la bouche entrouverte, un filet de bave au coin des lèvres, en criant « gnéééé, gne compran pas pourkoi gne tombe » c'est pas possible, paye la gueule de Paradise Lost. Non, le Diable est toujours malin, c'est comme ça. Et Doom aussi. Le reboot de 2016 nous avait déjà pris par surprise : on s'attendait à un FPS crossplatform générique avec du gore et du metal en plus, et on a eu le meilleur shooter AAA de ce millénaire. Chat pas échaudé craignant tout de même l'eau froide car c'est un chat, je me méfiais également un peu de ce Doom Eternal. Oh, ça allait certainement être un bon jeu, pas de raison, mais qu'allait-il pouvoir apporter de plus à la formule a priori parfaite inaugurée en 2016 ? Rien, ou si peu ; un pack de niveaux vendu 60 euros. Bon, on va couper court et ne pas tergiverser plus longtemps : ce n'est pas le cas. Du tout. Rentré chez moi avec trois heures de Doom EternalNote : 1 dans les doigts, j'ai relancé l'ancêtre comme ça, pour voir, pour comparer. Doom Eternal renvoie l'épisode précédent au rang de brouillon et est parti pour, une fois de plus, être le meilleur FPS du millénaire. On va maintenant voir pourquoi, ça serait dommage de se quitter si vite.

Note 1 : Et autant de bus RATP, mais c'est une autre histoire.