Mike Blackney, un développeur australien qui s'occupe presque en solo de Dead Static Drive depuis 6 ans, décrit son jeu comme un Grand Theft Cthulhu : un monde ouvert avec des bagnoles et des horreurs cosmiques qui veulent vous faire la peau. Il y a de ça, c'est vrai, mais il y a aussi beaucoup d'autres choses : une vue du dessus « à l'isométrique » qui permet d'aborder la partie pilotage un peu comme à l'époque de Micro Machines sur Super NES, des jolis coloris qui font ressembler le moindre screenshot à une page Instagram bourrée de filtres, et surtout, beaucoup, beaucoup de Jack Kerouac et d'Easy Rider, c'est-à-dire un parfum de vieilles tires un peu déglinguées, de rock 'n' roll et d'ivresse des grands paysages au bord d'une route désolée, baignée par un éternel soleil couchant. Concrètement, Dead Static Drive vous mettra aux commandes d'un survivant, alors que des créatures tentaculaires commencent à surgir du sol un peu partout et que l'humanité est au bord de l'extinction. Libre à vous de vous débrouiller comme vous le souhaitez, de faire des alliances, de chourer des vivres ou de fonder une nouvelle famille, d'attendre tranquillement la fin du monde ou d'essayer de sauver ce qui peut encore l'être.