Que personne ne s'y trompe. Même en rajoutant du « Saga » par-ci et du « Troy » par-là, les Anglais de Creative Assembly continuent d'exploiter la même recette mise au point il y a de ça vingt ans sur Shogun : Total War. Et chaque nouvel épisode donne lieu à une grande loterie. Parfois, on tire le bon numéro, comme sur Shogun 2, Three Kingdoms ou Warhammer 2. Le jeu, parce qu'il apporte une poignée de nouveautés bien pensées au bon endroit, ravit tout le monde. Et parfois, pour reprendre la terminologie Motus, on ramasse une boule noire et on entend le petit jingle (« aoooh !... oh oh oh oh oh oh oh oh ! »), parce que la campagne est mal fichue ou que les améliorations sont en fait des régressions. En démarrant ce papier sur Troy, vous vous attendez donc sûrement à ce que je vous donne une indication solide et argumentée sur la direction que va prendre ce nouveau Total War. Bonne cuvée ou piquette ? Digne successeur de l'excellent Three Kingdoms, ou petit cousin pénible d'Empire Total War ? Je vais tout de suite doucher vos attentes : pour l'instant, je n'en sais rien.