C’est une ville entière, gigantesque, dont la moindre salle de bain a été modélisée. Une ville vivante, où chaque personnage a ses habitudes, son travail, son appartement. Et au milieu de cette fourmilière humaine – qui ressemble à un Minecraft avec des shaders –, il y a un tueur en série à traquer. Ambitieux et malin, Shadows of Doubt pourrait bien devenir l’un des meilleurs jeux vidéo d’enquête : on a vu le héros du jeu escalader des barrières, s’allonger pour espionner sous une porte, rentrer par effraction dans des bureaux, entourer en rouge des mots sur des papiers volés, se cacher sous une table et pirater des ordis, le tout pour, par exemple, mener de petites enquêtes lucratives entre deux chasses aux indices sur son tueur en série. Bien sûr, si Shadows of Doubt peut proposer un terrain de jeu aussi vaste et aussi détaillé, où l’on peut interagir avec chaque objet, c’est parce qu’il se repose en partie sur de la génération procédurale afin que tous les appartements de la ville soient explorables. Mais ça ne m’inquiète pas trop : tant que les enquêtes à mener sont trépidantes (et elles en ont l’air, en laissant le joueur libre de ses mouvements et de tirer ses propres conclusions), ça ne me gêne aucunement que certains bâtiments aient l’air copiés-collés.