L’élégance, ça compte, alors Airborne Kingdom n’est pas un jeu de gestion de mégapole bruyante ou de prison bétonnée. Il s’agit au contraire d’un city-builder aérien, où l’on transforme peu à peu une modeste montgolfière en immense et splendide ville flottante, avec de grandes voiles, des quartiers d’habitation et des jardins. Comme le jeu met l’accent sur l’exploration grâce à une escadrille qui se sert de la ville comme d’un porte-avions, on aurait pu imaginer des parties plutôt simples et contemplatives, qui consistent surtout à admirer un paysage en jolis polygones abrupts. En réalité, Airborne Kingdom s’annonce plutôt complexe : il faudra rechercher de nouvelles technologies, satisfaire les besoins de la population, cultiver des plantes et, cité volante oblige, gérer l’assiette et l’altitude du vaisseau, qui pourra se retrouver déséquilibré si on le construit n’importe comment. Même l’exploration a l’air plus épineuse que prévu, avec des clans terrestres sans doute pas toujours amicaux et des régions arides à passer au peigne fin pour leur carburant. Mais ce qui a achevé de me convaincre, c’est la promesse de chaînes de ressources à assembler, ce qui est toujours la marque d’un très grand jeu.