Oui, il y a un petit côté « page d’adolescent sur Tumblr » dans Children of Silentown, mais c’est un quiproquo : ça ressemble à l’esthétique Tumblr, parce que c’est inspiré des dessins de Tim Burton. Comme tous les Tumblr, vous me direz, mais c’est mieux fait que ça, c’est plus intelligent. Children of Silentown, pour le dire vite, c’est un point and click dans l’univers de Tim Burton, avec des personnages qui ont des grands yeux ronds et blancs qui donnent l’impression qu’ils sont tous sous acide et des corps filiformes pour rappeler le mal-être qui les frappe jusque dans leur corps. La différence avec les pages Tumblr, cependant, c’est que Children of Silentown va au bout de son délire : l’histoire est réellement sombre, parfois un peu flippante même, et elle prend place dans un univers vraiment fouillé : un petit village, au bord d’une forêt interdite où des gens disparaissent, piégés par des monstres terrifiants. Comme dans tout bon Tim Burton qui se respecte, l’histoire est vue à travers les yeux d’une enfant, Lucy, qui, dès les premiers chapitres, n’est pas épargnée par la brutalité du monde qui l’entoure.