À l'instar de son incroyable slogan (« Mankind is dead, blood is fuel, Hell is full »), Ultrakill est un exercice de minimalisme extrême. Des niveaux très brefs et sans fioritures ni zones inutiles, qui ne servent qu'à enchaîner des suites de combats. Pas de bouton « utiliser » : on ouvre les portes en fonçant dedans et on ramasse les clés en les frappant avec l'attaque de corps-à-corps. Pas d'objets ni de bonus : inutile de récupérer des munitions puisque les armes peuvent tirer sans limite, pas besoin de medikits puisqu'on se soigne en traversant les gerbes de sang que les ennemis lâchent en mourant. Pour récupérer des vies, il faut donc s'approcher au maximum des ennemis avant de les tuer. Mais pour éviter d'en perdre, il vaut mieux garder ses distances. Dilemme tout bête mais qui suffit à donner une dynamique intéressante aux combats, d'autant que le protagoniste est particulièrement mobile avec un dash qui le rend temporairement invulnérable mais ne peut être utilisé que trois fois d'affilée et des glissades qui permettent de circle-strafer comme un goret – et croyez-moi, vous allez devoir circle-strafer.