Développeur : Walking Tree Games (Allemagne)
Éditeur : Starbreeze Publishing
Plateforme : Windows
Téléchargement : 1 Go
Sortie prévue : NC
Langues : anglais sous-titré en français
Prix actuel : 20 €
« Il y a peu de jeux qui se déroulent durant la Préhistoire », me faisait remarquer, lors d’un récent stream, un membre du chat à l’esprit particulièrement vif (probablement un abonné, il est de notoriété publique que les gens qui lâchent des subs à la chaîne Twitch de Canard PC sont souvent les plus brillants). C’est vrai, et c’est pourquoi The Tribe Must Survive vient à point nommé combler ce terrible manque. Et pas seulement celui-là.
« Il n’y a aucun problème humain qui ne saurait être résolu par davantage de bois », semble nous dire The Tribe Must Survive.
Tu t'es vu sans tribu ?
L’intérêt de ce contrôle indirect, vous vous en doutez car le nom de l’ami Howard Phillips a été mentionné plus haut, est qu’il permet au jeu de nous faire régulièrement perdre le contrôle de la tribu – essentiellement lorsque les choses, pour utiliser le terme un peu technique cher aux game designers, « partent en couille ». Vos petits bonshommes sont en effet bien éprouvés par la situation pourrie qui est la leur, et il en faut peu pour que la situation bascule, comme dans une sorte de Darkest Dungeon revisité par un anthropologue, où la folie ne serait plus individuelle mais collective. Qu’un type reste un peu trop dans le noir, que trop de ses potes soient enlevés par la créature et il risque de devenir fou. Or, un trop grand nombre de fous nuit à la stabilité du village, la mauvaise ambiance et l’agressivité ayant tendance à être contagieuses.Des événements spéciaux viennent de plus éprouver les nerfs des tribus les plus stables, certains aléatoires (rencontre d’une tribu étrangère que l’on peut soit rejeter, soit intégrer pour gagner de nouveaux travailleurs au prix d’une perte de cohésion du groupe, idées cheloues qui viennent par moments à certains de vos protégés et peuvent les pousser à prendre des risques inconsidérés…) d’autres similaires à chaque partie, comme les catastrophes qui concluent chacun des « actes du jeu » et vont de l’éclipse à l'origine d'une nuit de trois jours à la soudaine crue qui menace d’emporter vos bâtiments.
Ayez assez de bois et vous pourrez garder le feu allumé, même en journée et ainsi, faire baisser le niveau de folie général de la population (seule la lumière du feu calme les individus terrifiés, pas celle du soleil, allez savoir pourquoi). Vous aurez de quoi traverser l’éclipse sans avoir à envoyer vos bûcherons à la mort dans une forêt obscure et de quoi bâtir les digues qui vous protégeront des crues. Avec assez de bois en stock, vous pourrez vous permettre d’arrêter le travail régulièrement pour organiser des rituels qui garantiront la bonne humeur du clan. À l’inverse, trouvez-vous à court de bois, allumez plus de feux que vous pourrez en entretenir, et tout partira à vau-l’eau très, très vite. « Il n’y a aucun problème humain qui ne saurait être résolu par davantage de bois », semble nous dire The Tribe Must Survive. Ce à quoi on a envie de lui répondre, peut-être, en attendant il faudra songer à équilibrer tout ça d’ici à la sortie d’accès anticipé.