Ellen Replay

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Disaster Report 4 : Summer Memories - Stupeur et tremblement de terre

« Vous vous trouvez dans une ville que vous visitez pour la première fois, quand survient un gigantesque tremblement de terre. Comment vous sentez-vous ? À quoi pensez-vous ? Comment allez-vous réagir ? » Ce sont les premières questions posées par Disaster Report 4 : Summer Memories, dans lequel je m’imaginais déjà devoir faire des choix moraux complexes. Mais comme ce monde est cruel et décevant, l’une de mes premières missions s’est résumée à apporter du papier toilette à un type dans un magasin.

Jeu vidéo et handicap - De l’évolution récente de l’accessibilité aux jeux vidéo - Canard PC Hardware 44

« Vous serez chargé(e) de jouer à Zelda sur Nintendo Switch sous l’autorité d’un supérieur tétraplégique. Vous serez globalement en autonomie (bien que scrupuleusement observé(e) à tout instant). Votre supérieur se permettra d’ingérer ponctuellement dans votre travail pour exprimer d’éventuelles envies de quêtes annexes. (…) D’éventuelles heures supplémentaires sont à prévoir en cas de boss récalcitrant. »

Resident Evil 3 - Réaction épidémique

Confinement, jour 1. Cette nuit, Jill Valentine n’a pas trouvé le sommeil. Par la fenêtre de sa chambre, elle a regardé l’aube se lever sur les rues hostiles de Raccoon City. Le goudron étincelant, les vestiges des magasins en flammes, les corps en putréfaction. Depuis le début de l’épidémie, elle est cloîtrée au fin fond de sa chambre, dans l’appartement qu’elle rêve de quitter. Dans l’immeuble qui lui fait face, les boutons purulents de ses voisins infectés ont fleuri.

Uncut Gems

Ori and the Will of the Wisps - Un pour tous et tous pour Kun

Cinq ans après la sortie du jeu de plateforme Ori and the Blind Forest, qui avait fait pleurer dans les chaumières autant qu’il avait séduit par son univers magique et envoûtant, le petit esprit sylvestre est de retour. Sans grande surprise, la suite reprend à peu près tout ce qui avait fait son succès – à commencer par son univers enchanteur, sa bande-son magnifique et sa capacité à provoquer toutes sortes de débordements lacrymaux chez les joueurs.

DreadOut 2 - Project Zero pointé

Dans le hall d’un lycée, il y a une étudiante rousse armée d’une hache, qui prétend que j’ai tué tous mes amis. Je la prends frénétiquement en photo à l’aide de mon téléphone pendant qu’elle essaie de m’attaquer, avant de me faire humilier par un fantôme qui me saute dessus sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. Je n’ai pas encore passé le générique de DreadOut 2, et je cherche déjà à me rappeler comment j’ai fini dans ce pétrin.

World of Horror - Dent pour dent

Mon dentiste est un être très bienveillant, et seuls ses goûts décoratifs discutables achèvent de me mettre mal à l’aise quand je lui rends visite. Mais à force de passer du temps sur sa chaise, je me demande à quoi il pense quand il observe la dentition de ses patients. Est-ce qu’il juge leur hygiène ? Est-ce qu’il a hâte de retrouver sa famille ? Est-ce qu’il pense à une ville frappée par une malédiction, à des mannequins sans tête et à des lycéens japonais qui s’improvisent enquêteurs ? C'est en tout cas à ces choses que pense le développeur de World of Horror, qui s’avère être dentiste à temps partiel.

Iris and the Giant - Le dessus des cartes

Autant directement jouer cartes sur table : je n’ai jamais brillé en matière de CCG, et j’ai plutôt tendance à fixer l’horizon distraitement dès lors qu’Ivan se met à vanter les mérites d’Hearthstone ou de Legends of Runeterra (à raison de six heures par jour). En voyant les premières images d’Iris and the Giant et son univers onirique et accueillant, je me suis dit que j’allais quand même me donner une chance – et je ne l’ai pas regretté une seule seconde.

Florence - Près des yeux, près du cœur

J’aime beaucoup les hasards inutiles de la vie, ceux qui ne peuvent susciter qu’un simple « Dis donc, c’est fou ça ! » ou autres platitudes de type « Oh, on est bien peu de choses ma bonne dame » de la bouche des personnes avec qui on les partage. Ces petits hasards m’émerveillent autant qu’ils indiffèrent mes interlocuteurs, mais je ne pourrai jamais m’empêcher de les partager avec empressement. Tenez, prenez par exemple le fait que ma sœur, celle de Sébum et celle de Malware, toutes d’âges et de milieux socio-professionnels différents, s’appellent Florence. C’est complètement fou, non ?

Indiana Jones et le royaume des jeux pirates - Comment les adolescents de la Tchécoslovaquie des années 1980 ont découvert les jeux vidéo

Dans les années 1980, l'apprenti développeur tchèque František Fuka découvrait le premier Indiana Jones au cinéma. Conquis par le film et son charismatique personnage principal, il profite d’une semaine de vacances pluvieuse pour développer le jeu d’aventure textuelle Indiana Jones a Chrám zkázy (Indiana Jones et le Temple maudit) dans sa chambre, sans rien connaître du film homonyme. On y incarne Indy, qui part à la recherche du masque doré d’une divinité solaire, quelque part en Amazonie. Équipé du même matériel que les chercheurs en parapsychologie de Ghostbusters, il explore notamment une grotte où se trouve une série de puzzles à résoudre. C’est l’histoire singulière de ce jeu conçu par un autodidacte alors âgé de 16 ans, et de bien d’autres bizarreries sorties de l’imagination d’adolescents de la Tchécoslovaquie des années 1980, que relate l’universitaire Jaroslav Švelch dans son livre Gaming the Iron Curtain.