Ellen Replay

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Back 4 Blood - Tripes régressives

Treize ans ont passé depuis Left 4 Dead, et nombreux sont les studios qui ont cherché à reproduire sa formule par le biais de contrefaçons à peine dissimulées. Quand la bêta de Back 4 Blood est sortie, tout le monde s'est dit que Turtle Rock était peut-être le seul studio de développement capable de pomper efficacement ses propres jeux. Heureusement, c'est un peu plus que ça.

Oxenfree 2 : Lost Signals - On prend les mêmes et on recommence

Il y avait quelque chose d'assez magique dans Oxenfree, sorti en 2016, qui constituait le tout premier jeu développé par Night School Studio. C'était peut-être son scénario, qui mettait en scène un groupe d'adolescents en passe de quitter le lycée, et qui découvraient par hasard une faille spectrale sur une île marquée par un passé militaire.

Pig

Contrairement à mes attentes, Pig n'était pas une variation de John Wick avec un cochon truffier. Ce n'était pas non plus une suite logique de Mandy, dont le personnage principal se serait retiré dans une forêt de l'Oregon pour manger des truffes à la suite de sa vendetta sanglante.

Spec Ops : The Line - Au cœur des ténèbres, avec les développeurs du premier shooter anti-militariste

Sorti en juin 2012, Spec Ops : The Line est l'un des rares shooters militaires qui ne glorifie pas la guerre, et dont les missions ne se résument pas à tirer sur des enflures de terroristes et des crevures de nazis – ou n'importe quel type d'ennemis vus et revus qui ne poussent pas nécessairement le joueur à se questionner sur les conséquences et le bien-fondé de ses actions. C'est un titre dont le scénario, inspiré d'Apocalypse Now, a été largement salué par la critique, mais qui est aussi considéré comme un échec commercial. Les développeurs François Coulon, directeur créatif, et Walt Williams, scénariste, sont revenus sur sa genèse, l'écriture de son scénario et sa réception auprès du public.

Cult of the Lamb - Le Seigneur des agneaux

Imaginez que les petits animaux satanistes de l'épisode de Noël de South Park (ceux qui avaient une certaine inclinaison pour les « orgies dans le sang ») aient leur propre jeu vidéo, et vous aurez une mince idée de ce que va être Cult of the Lamb, dont la sortie est prévue pour 2022. Ce qu'on sait pour le moment, c'est que ça racontera l'histoire d'un adorable petit agneau qui a échappé de peu à un abattage et qui cherche désormais à établir son propre culte. Le jeu se déroule dans un monde généré de manière aléatoire qui se divise en cinq régions, et c'est une sorte de mélange entre le roguelike et le jeu de gestion : il faut combattre des vagues d'ennemis impies, mais aussi assembler des ressources pour construire de vastes structures à votre gloire. Pour être honnête, je n'ai pas encore tout compris et je me méfie de la catégorie très spécifique des jeux à bovidés décalés depuis Goat Simulator, mais les animations sont très jolies, les combats ont l'air rigolo, et le concept est suffisamment étrange et original pour apaiser les doutes qui sommeillent en moi.

DokeV - Dokebi, attrapez-les tous

Même si vous vous sentiez d'humeur cynique et que vous pensiez avoir la K-pop en horreur, il était difficile de ne pas sentir son petit cœur fondre devant les images de DokeV dévoilées pendant la Gamescom. La première vidéo de gameplay donne l'impression que le studio sud-coréen Pearl Abyss a demandé à un groupe de cent enfants en overdose de sucre de leur montrer ce qu'ils rêveraient de voir dans un jeu vidéo, et on y trouve notamment un alpaga, des créatures mignonnes (plus précisément des dokebis, qui donnent leur nom au jeu et qui sont des esprits farceurs issus de la mythologie coréenne), une longboard, un marteau géant, des cerisiers en fleurs, des enfants au visage poupin et aux tenues bariolées, des rollers qui font des étincelles, des combats contre des robots – et surtout, des environnements à tomber par terre et l'impression de vivre dans un été permanent. Ce jeu d'action-aventure en monde ouvert, où il faudra attraper des petites créatures (exactement comme dans Pokémon, dont les développeurs sont peut-être déjà en train de prendre des notes), est prévu aux alentours de 2023, et j'ai déjà l'impression d'avoir 10 ans à nouveau.

Aliens : Fireteam Elite - Le retour de la Reine

Les jeux tirés de la licence Alien se divisent en deux catégories : il y a Alien : Isolation, un formidable survival horror où chaque apparition non scriptée du Xénomorphe devenait un moment d'effroi. Et puis il y a les autres.

Behind the Frame - Paint and click

S'il y a bien un truc que j'aime avec les jeux vidéo, c'est qu'il y en a toujours un pour n'importe quelle occasion – que l'on se sente d'humeur à gérer une colonie en zone hostile, à rouler à 130 km/h dans les rues d'un monde ouvert ou à tirer sur des ennemis avec un mauvais accent russe. Aujourd'hui, j'avais envie de me détendre, de regarder des jolis trucs et d'éventuellement résoudre des énigmes peu exigeantes, et Behind the Frame est arrivé à point nommé.

Lake - La vie est un grand lac tranquille

Nous vivons dans une société impitoyable où La Poste propose désormais un service payant pour que les facteurs rendent régulièrement visite aux personnes âgées qui se sentent seules. Moyennant 20 euros par mois, ce service offre un moyen de « préserver et enrichir le lien social », et c'est sans doute l'une des choses les plus cyniques que j'ai vues de toute ma vie. Heureusement, Lake nous ramène en septembre 1986, à l'époque où tout semblait plus simple, dans la peau d'une factrice qui a encore le temps de discuter avec tout le monde pendant sa tournée.

12 Minutes - Mise en boucle

J'attends 12 Minutes depuis sa deuxième annonce à l'E3, soit depuis le 12 juin 2019, ce qui fait pas mal d'attente – environ 47 160 boucles de douze minutes, pour être plus précise. Il m'a fallu quelque chose comme six heures, soit 30 boucles de douze minutes, pour venir à bout du jeu. Et tout ce que j'aimerais maintenant, c'est récupérer les 47 130 boucles d'attente que j'ai l'impression d'avoir perdues.