Aussi appelés Dégâts de bataille en français, ce terme englobe les différentes techniques destinées à représenter l'empreinte des combats sur les troupes et leurs engins : impacts, éclats de peinture…

Avant toute chose, pour donner un peu de personnalité et de vécu à notre pièce, n'hésitons pas à retravailler la surface : impacts, rivets manquants, etc. Ça peut paraître anodin, mais c’est ce genre de petits détails qui aident à rendre l’ensemble crédible et vivant.
Ne reste plus qu’à sous-coucher puis poser notre couche de base : ici du Ushabti Bones de la marque Citadel.
Appliquons-nous maintenant à représenter les éclats de peinture laissant apparaître la couche d’apprêt en utilisant un marron sombre type Dryad Bark à l’aide d’un pinceau et éventuellement d’un peu de mousse de blister pour tamponner les zones les plus touchées.

Le secret, c’est de placer nos dégâts intelligemment. En général, les premières parties touchées sont les arêtes et les reliefs, plus fragiles, là où les surfaces planes centrales seront en général en meilleur état, à moins d’impacts localisés.
Dans le même ordre d’idée, les parties proches du sol étant sujettes aux frottements et projections en tout genre, elles auront tendance à s'abîmer plus vite.
Nous ajoutons ensuite un peu de relief en surlignant dans une couleur beaucoup plus claire (dans notre cas du blanc pur) la partie inférieure des éclats en question, afin de simuler la lumière zénithale qui accroche lesdits reliefs.

Nous appliquons enfin un lavis sombre rapide autour des différents détails sculptés sur notre pièce.
Avouez que notre surface est déjà beaucoup plus intéressante ainsi et qu’elle nous raconte quelque chose. On pourrait en rester là, mais voyons voir s’il n’est pas possible d’aller encore plus loin...

Nous allons donc commencer par appliquer quelques points de Rust Streaks d'AK Interactive (ou d’une simple peinture à l’huile ocre selon ce que vous avez sous la main) sur les parties endommagées et les reliefs sujets à l'oxydation prématurée tels que les boulons ; nul besoin d’être très précis.
Après quelques minutes de séchage, il est temps de retravailler l’ensemble à l’aide de notre pinceau plat imbibé d’un peu de white-spirit ;
Sur les parties où nous voulons représenter les coulures de rouille, nous allons effectuer des mouvements rectilignes du haut vers le bas sur les points de rouille afin de faire « couler » l’huile.
Quant aux parties que l’on souhaite représenter plus globalement mangées par la corrosion, nous tapotons doucement afin de fondre l’effet et de teinter plus ou moins la surface.
Pour parfaire l’ensemble, nous repassons les arêtes découvertes avec une pointe de graphite ou un crayon à papier afin de faire ressortir l’aspect métallique brillant du métal nu.
Le tour est joué : nous obtenons une belle surface qui semble avoir traversé bien des champs de bataille, le tout sans demander ni trop d’efforts, ni trop de précision… Que demande le peuple ?