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Genre : dungeon crawler pour rampants (vous l’avez ?)
Créateurs : Frank Crittin, Grégoire Largey, Sébastien Pauchon
Illustrateur : Felideus
Éditeur : Bombyx
Nombre de joueurs : 2 à 6
Nombre de joueurs optimal : 4 ou 5
Durée : interminable
Complexité : intermédiaire
Surface de jeu recommandée : table de salon
Date de sortie : octobre 2025
Prix : 35 €
Rarement un jeu ne m’a paru porter aussi mal son nom. Certes, nos héros sont des insectes sauce Donjons et dragons (l’araignée voleuse, le criquet barde…) mais je cherche encore le moment où l’on court. Après une phase d’emplettes (chacun peut porter 2 épées, 2 arcs et 1 bouclier), nos pions avancent sur une ligne de cartes sans jamais pouvoir revenir en arrière, façon Egizia (2009). Il y a des trésors (qu’on récupère souvent en gagnant à… pile ou face) et des vilains à occire, à condition de bénéficier des bons jets de dés. La mécanique nous encourage à venir squatter les combats des autres, histoire de partager les récompenses avec un moindre effort. Résultat : tout le monde se traîne l’abdomen (surtout quand nos lancers foirent), et troquer la guêpe pour un escargot m’aurait paru plus opportun.
Le jeu veut vous faire traverser 4 étages de la sorte. Si vous vous ruez sur l’escalier en fin de ligne, vous attendez patiemment que vos comparses aient fini leur promenade. Mais attention : quand revient votre tour, vous gagnez un petit bonus pour vous faire patienter ! Misère, quel ennui. Le clou du spectacle : l’échappée finale, où l’on progresse de case en case en payant des points de vie, des flèches ou en brillant aux dés. Dans un monde où l’hilarant Dungeon Fighter existe, Bug Run peut retourner se planquer dans sa termitière.
Images : Bombyx