Jeu: Clash of Rage
Genre: escarmouches
Createurs: Frédéric Guérard
Editeur: La Boîte de Jeu
Nb joueurs: de un à quatre
Duree: 1 à 2 heures
Difficulte: modérée
Prix: 90 €
Sortie prevue: déjà disponible
Genre: escarmouches
Createurs: Frédéric Guérard
Editeur: La Boîte de Jeu
Nb joueurs: de un à quatre
Duree: 1 à 2 heures
Difficulte: modérée
Prix: 90 €
Sortie prevue: déjà disponible
Kahn Lusth
le 11 décembre 2019
| Modifié le le 25 mai 2021
Dès l'ouverture de la boîte, Clash of Rage donne le sentiment d'en avoir pour son argent. Figurines par pelletées, brouettes de pions, tuiles recto-verso, gros dés, sac en toile... Oui, le jeu est cher mais c'est toujours un plaisir de voir les yeux écarquillés de l'assemblée, lorsqu'on claque sa boîte sur la table en gueulant « le rôti est servi ! ».
Avec son univers guerrier (une sombre histoire de royaumes qui se rebellent contre un empire elfique) et son matos au kilo, Clash of Rage peut intimider les moins hardis. Pourtant, ses règles frappées du bon sens et peu nombreuses permettent de mettre pratiquement n'importe qui à l'aise après un petit tour à vide. Un tour qui, finalement, se résume en quelques étapes clés, à commencer par une phase stratégique durant laquelle chacun va jouer une carte qui déterminera son niveau d'initiative, la quantité d'or gagné et le nombre de troupes à déployer. Puis vient une seconde phase qui permet à chacun d'effectuer une action : déplacer ses troupes et combattre ou renforcer ces dernières, notamment en échangeant son or contre des armes et armures sur un marché. Une fois cette phase terminée, on recommence puis on donne un petit bonus aux elfes avant de commencer un nouveau tour. Car, oui, les elfes représentent la cinquième faction du jeu. Vous savez, ceux qui ont la chance de se faire démonter par tout le monde avant la grande bataille finale.
Pièges de cristal.
À la tête de son armée, chaque joueur tente donc d'être le premier à accumuler quatre points de victoire, notamment en prenant le contrôle des cités elfiques. Plus facile à dire qu'à faire car si les elfes représentent une sorte de faction neutre et passive, leurs troupes n'en restent pas moins contrôlées à chaque bataille par le joueur situé à droite de l'attaquant. Et ces elfes, mieux vaut apprendre à leur botter rapidement l'arrière-train puisque ceux-ci laissent des cristaux en trépassant, que l'on peut dépenser lors d'une action d'équipement pour forger de puissants objets légendaires qui, en plus, offrent des points de victoire supplémentaires. Simple et efficace, le système évite aussi les affres de la répétititivité grâce à son système de campagne. Car en réalité, les mécanismes décrits jusque-là ne représentent qu'une base, que le jeu va déformer via des scénarios aux règles spécialesNote : 1 qui offrent aussi des bonus permanents aux gagnants. Et les perdants ? Ben vous faites comme vous voulez mais chez moi, ils débarrassent la table.Note 1 : Par exemple, libérer un prisonnier situé au centre de la carte.