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Photo : Henk Rolleman
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Genre : collection de cartes
Créateurs : Simone Luciani, Yaniv Kahana
Illustrateur : Kerri Aitken
Éditeur : Gigamic (VO Cranio)
Nombre de joueurs : 2 à 5
Nombre de joueurs optimal : 4 ou 5
Durée : 40 minutes
Complexité : modérée
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 27 €
J’espère bien que vous l’avez, parce qu’à part le plaisir d’aligner les jeux de mots, tel un Perco en transe à l’aube du bouclage, je vois peu d’intérêt à désosser Mesos. Le squelette du jeu s’articule en trois (cartil)âges, façon 7 Wonders. À chaque tour, vous placez votre to(s)tem sur l’un des emplacements de la piste d’ordre du tour pour récupérer de nouveaux membres de votre tribu mésolithique. Franchement, le livret pourrait me dire néolithique, paléolithique ou anxiolytique, on s’en tape tant il s’agit d’aligner des symboles surplombant les pimpantes illustrations.
On peine à retrouver dans Mesos le génie habituel de la boîte crânienne de Simone Luciani (Tzolk’in, Marco Polo…). Oui, sa colonne vertébrale tient la route mais mon échine ne frissonne jamais. Chaque famille de cartes semble encourager à du spam monolithique, avec d’immenses gains lors des décomptes qui lui correspondent. À l’inverse, la partie se ponctue d’immenses coups dans le tibia lorsque votre smala doit se sustenter. Quoi, seize gigots en tribut pour ma tribu ? Il m’en manque cinq et je perds quinze points de victoire ? Dites donc, je suis tombé sur un os (rires enregistrés).
Photo : Henk Rolleman

Silex-omil

Si cet aspect punitif à la limite du sado-masos laisse pantois,  Mesos ne s’en révèle pas pour autant désagréable à jouer. À quatre ou cinq convives, il dévoile même une belle tension dans le placement, tant vous tremblerez pour avoir de quoi nourrir vos sales gosses sacs d’os. Par contre, à deux ou trois, l’interaction manque d’os-tilité.

Bref, si vous succombez aux illustrations, vous trouverez en Mesos un titre qui tient la route. Mais ne vous attendez pas à l’os-car de l’œuvre la plus innovante ou enthousiasmante du siècle, hein. Sinon vous l’aurez dans l’… Allez, c’est tout pour moi !
Photo Henk-Rolleman