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Jeu: The Evil Within 2
Genre: horreur
Developpeur: Tango Gameworks (Japon)
Editeur: Bethesda
Plateformes dispo: PC Windows, Playstation 4, Xbox One
Sortie prevue: 20171013
Un peu pâlichon, le sujet a narré son expérience dans la peau de Sebastian Castellanos, le même protagoniste que Evil Within premier du nom. Il a évoqué sa surprise devant un jeu d'horreur qui ressemble finalement beaucoup à un jeu de tir à la troisième personne classique (mots-clés : « flingues », « coups de couteau », « soins avec des seringues »), mais n'oublie pas pour autant les ressorts classiques du genre : visions hallucinatoires, poursuite par un monstre « zarbi (sic) qui essayait de me découper avec sa scie circulaire en rigolant » ou traversées de pièces remplies de cadavres. Interrogé sur sa liberté de mouvement, le sujet s'est montré hésitant (5 secondes et 8 dixièmes de silence, deux hochements de tête ostensibles) évoquant la coexistence de zones en ville relativement ouvertes, propices à l'exploration, et de couloirs (mots-clés : « murs invisibles » et « oh là là encore une barrière artificielle »). À noter que le sujet, sans qu'on lui pose la question, a spontanément évoqué d'une voix fébrile les QTE écrase-bouton. La grimace accompagnant son propos permettait d'estimer son agacement à 8 sur l'échelle Hanouna-Morano.

Ça sent le FOV.

Au terme d'une analyse sémantique approfondie des propos de notre cobaye, nous pouvons affirmer qu'en dépit de quelques nouveautés, The Evil Within 2 sera du pur more of the same, c'est-à-dire du « encore plus de tout pareil » dans la langue de Kev Adams. Même soin accordé à une direction artistique qui force le malaise, même gros travail sur la mise en scène et l'ambiance, même mélange de furtivité et d'action dans la pure lignée du précédent – et de Resident Evil 4. Un cocktail qui n'a pas visiblement rebuté notre sujet néophyte (mots clés : « agréable », « original », « défouloir »), dont la pâleur n'a pourtant cessé de s'amplifier au cours du debriefing. Sa dernière phrase fut : « Par contre, ce FOV, champ de vision étriqué de l'angoisse, ce putain de FOV de bleurbgleublpardonbleurbjerevienstoutdebleurb », avant qu'il ne se lève et aille vomir sa Currywurst dans les toilettes du Kölnmesse. Ce qui laisse penser que l'horreur ne réside pas forcément là où on l'attendait.