La Servante écarlate de Margaret Atwood, un roman quand même beaucoup plus subtil que son adaptation en série, disponible aux éditions Robert Laffont. Environ 15 €.
Même si je sais qu'une fois arrivée à Malakoff, j'aurai le plaisir d'interagir avec les êtres humains charmants qui écrivent les pages de ce magazine, je suis souvent trop happée dans ma lecture pour sortir au bon arrêt. Maintenant que je suis sur le point de finir ce roman passionnant, qui dépeint une société totalitaire où les femmes sont réduites à l'asservissement – la servante, qui donne son titre au livre, fait par exemple partie des rares femmes fertiles, et son seul rôle est de concevoir un enfant pour le compte d'un couple plus favorisé –, je ne prends même plus la peine de descendre du métro : j'écris actuellement ces lignes au terminus de la ligne 13, là où les métros se cachent pour mourir, alors que six contrôleurs RATP cherchent désespérément à me faire descendre, mais je ne regrette rien.