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Jeu: Maelstrom
Genre: battle royale maritime
Developpeur: Gunpowder Games (Pays-Bas)
Editeur: Gunpowder Games
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Config: carte graphique dédiée requise
Langues: anglais
Telechargement: 1,5 Go
Sortie prevue: fin 2018
Prix: 17 €
Drm: Steam
J’avoue que c’est ma passion pour les pirates qui m’a poussé vers Maelstrom, et non son gloubi-boulga d’influences vidéoludiques. Au départ, le jeu ressemble à une sorte de World of Warships médiéval-fantastique : les humains érigent des tours de châteaux forts sur leurs bateaux, tandis que les nains fabriquent des locomotives flottantes et que les orcs font tirer leurs embarcations par des requins géants. Bien sûr, chaque faction a son propre style de jeu. Les humains sont équilibrés, les nains sont costauds et résistants, les orcs tapent très fort... Vous connaissez la chanson. On lance sa première partie et on découvre alors une mer « toute choupie »Note : 1 dans laquelle seize joueurs se retrouvent pour en découdre. Même sans réinventer la roue, force est de constater que le terrain de jeu de Maelstrom propose d’ores et déjà moult subtilités. Des nappes de brume dissimulent les bateaux qui s’y cachent, des zones de courants marins permettent d’aller plus vite et, surtout, un énorme maelstrom trône au milieu de chaque map, offrant un boost de vitesse vertigineux à ceux et celles qui sont prêts à prendre le risque de s’y faire aspirer. Et comme c’est la mode en ce moment, tout ce petit monde va s’affronter jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul survivant.

Note 1 : C’est mon carnet de notes qui le dit.

Maelstrom saute lui aussi à pieds joints dans le grand bouillon du battle royale.

Sandwich aux boulets.

Oui, Maelstrom saute lui aussi à pieds joints dans le grand bouillon du battle royale. Petit à petit, la zone de jeu va rétrécir et ceux qui traînent trop à quitter les eaux désormais interdites seront attaqués par un gigantesque monstre marin. La récolte d’équipement, indissociable du genre, est pour sa part assurée par des bateaux dirigés par l’IA, qui larguent à leur mort des bonus de dégâts, de blindage et autres joyeusetés. Ajoutez à cela quelques subtilités telles que la possibilité de tirer des boulets à chaînes pour déchirer les voiles d’un navire ou de la mitraille pour tuer son équipage et vous obtenez un titre plus prenant qu’il n’y paraît. Bien entendu, Maelstrom est accompagné de l’inévitable système de progression à la World of Warships qui permet au joueur d’améliorer ses bateaux et de recruter de l’équipage spécialisé dans tel ou tel domaine, ce qui devrait constituer une bonne carotte pour pousser les joueurs à remplir les serveurs chaque soir. On pourra tout de même lui reprocher une certaine simplicité, un équilibrage complètement aux fraises et un contenu un peu léger pour le moment. Mais à 17 euros et avec des développeurs qui semblent être au taquet, difficile de faire la fine bouche.

En l'état

Kahn Lusth le 18 avril 2018

| Modifié le le 25 mai 2021

Maelstrom est un jeu qui, en cherchant à mélanger battle royale et World of Warships, avait toutes les chances de s’éclater contre un récif. Finalement, Gunpowder semble bien parti pour aboutir à un titre honnête qui, d’ici sa sortie, devra être soigneusement équilibré pour ne pas dégoûter les joueurs à tout jamais.
Sans danger