Izual
le 20 mai 2019
| Modifié le le 18 mai 2021
(Sous les projos) (En Chantier) Hunt : Showdown.
Depuis son arrivée en accès anticipé il y a un an, Hunt : Showdown était à peu près tombé dans l'oubli. On se disait que ce battle royale sauce Lovecraft s'était vautré, comme tous ceux qui avaient voulu courir après PUBG et Fortnite. En vérité, toujours sans se faire remarquer, Hunt : Showdown enchaîne les patchs majeurs. Il attend patiemment l'heure de débouler enfin sur le devant de la scène et de tout bousculer. C'est le patch du mois de mai qui a fait réapparaître Hunt : Showdown sur mon radar. Un nouveau boss à tuer à la fin de chaque partie, une meilleure ergonomie, des traits de perso en plus, de nouveaux flingues... Bref, une énorme mise à jour, qui m'a conduit à réinstaller le jeu pour tester tout ça. Bilan : depuis un an, Hunt : Showdown s'est vraiment bonifié et si les fusillades manquent toujours de fluidité, l'ambiance, elle, est désormais à couper au couteau. Le nouveau bestiaire terrifiant (créatures aquatiques, squelette en flammes), la seconde carte moins dense, les pièges inventifs (mention spéciale à celui qui tire des feux d'artifice quand un joueur marche dessus, histoire de bien le foutre dans le pâté), rendent l'expérience très différente des autres battle royale. Allez, plus qu'un sérieux effort sur les performances et à mon avis le jeu sera prêt à sortir d'accès anticipé.
(Le Thermomètre DLC) Don't Starve.
Don't Starve s'est doté ce mois-ci de sa troisième extension, Hamlet. Pour un prix dérisoire (6 €), celle-ci rajoute trois nouveaux persos, le commerce avec le peuple des cochons, la possibilité d'acheter et retaper une baraque et plein de nouvelles zones. De la très haute qualité, comme tout ce que fait le studio Klei.
(Le Thermomètre DLC) Arma 3 : Global Mobilization - Cold War Germany.
Avec son immense terrain de jeu calqué sur l'Allemagne de l'Est et sa campagne solo qui nous plonge dans les années 1980, « Global Mobilization » avait de quoi appâter les foules. Et elles sont venues, les foules, payer 20 € pour une suite de missions... laborieuses. Leur rythme mollasson et leur ambiance nullissime feraient passer une boîte de Lexomil pour Freddie Mercury, mais ce n'est même pas à cause de ça que « Global Mobilization » est une telle corvée. Je ne jette pas la pierre à ses développeurs, en fait des moddeurs embauchés par Bohemia spécialement pour le DLC. Non, le vrai problème, c'est qu'on tient ici la preuve finale que le moteur d'Arma 3 n'est pas du tout adapté à une campagne solo. Au moins, en multi, les autres joueurs créent eux-mêmes l'action et une atmosphère immersive. Mais là, entre l'ergonomie scandaleuse, les scripts à moitié foireux et les IA affligeantes qui jouent toujours de la même façon (c'est-à-dire : mal), il n'y a qu'une seule conclusion possible : si un éventuel Arma 4 utilise le même genre de moteur, sa campagne solo pourra servir de méthode de torture à la CIA.
Sunless Skies.
Lorsque vous lirez ces lignes, Sunless Skies aura sans doute déjà reçu le patch « Vagabond », qui rajoute pas mal de nouveau contenu. Chouette, « mais pas autant qu'une traduction française », note tristement Noël Malware depuis son bureau.
(En Chantier) Satisfactory.
Quelle joie, mes amis. Lorsque le divin studio Coffee Stain a envoyé sur Terre le miracle Satisfactory – que son nom soit trois fois béni –, nous ne nous attendions pas à plus. Nous ne méritions pas plus. Nous ne méritions d'ailleurs même pas la première version de Satisfactory, ce Factorio en 3D où il faut exploiter les ressources d'une paisible planète et la transformer en usine géante. Seulement voilà, depuis son Olympe, Coffee Stain a daigné mettre à jour son jeu fabuleux. Et quelle mise à jour ! Elle portait en elle une magnifique carte ! Un buggy véloce ! L'arbre de recherche du souffre et du quartz ! Des explosifs mirifiques ! Un fusil extraordinaire ! Des tapis roulants verticaux ! Une tour radar à construire ! Sommes-nous seulement dignes de jouer à un Satisfactory patché, amélioré, complexifié ? Évidemment que non. Mais la mise à jour est bien là, dans toute sa générosité, toute sa splendeur, toute sa gloire. Savoir que d'autres suivront me donne foi en l'avenir.
Battlefield V.
Les notes de patch du dernier Battlefield nous apprennent que les joueurs ne sont plus assez à utiliser le mode duo du battle royale. Cette possibilité a donc été retirée à cause de ce « manque d'intérêt » des joueurs. Attendez, « manque d'intérêt », ce n'est pas plutôt ce qui qualifie Battlefield V ?
(Le Thermomètre DLC) Titan Quest.
En août 2016, les heureux propriétaires de versions démat' du Diablo-like Titan Quest avaient tous reçu son Anniversary Edition, c'est-à-dire la campagne de base plus ses deux DLC regroupés en un même jeu revu, corrigé et amélioré par un énorme patch. Pas de nouveau contenu, non, pour ça il a fallu attendre ce mois-ci avec l'arrivée surprise d'une troisième extension pour Titan Quest. Nommée « Atlantis », elle propose d'aller explorer l'Atlantide en faisant clic-clic-clic-clic sur des monstres, comme il se doit. Un acte assez court, mais qui en profite aussi pour garder tout du long un rythme soutenu et accrocheur, loin des longueurs qui caractérisaient certaines parties du jeu. Malgré une possibilité de coop' jusqu'à 6 joueurs et la présence d'un mode infini bourré d'ennemis, il n'est toutefois pas sûr que ce DLC plus ramassé vaille les 15 € demandés.
Rainbow Six : Siege.
Le friendly fire en mode miroir est désormais actif sur R6S, mais l'ajout a été fait de façon intelligente : un tueur de coéquipiers ne verra ses prochains dégâts alliés retournés dans sa propre face (au lieu de sa cible) que si un camarade qu'il a mis à terre confirme qu'il y a eu intention de faire un TK. Habile.
Warhammer 40.000 : Mechanicus.
« Kahn Lusth, vous êtes le spécialiste Warhammer de la rédaction. Mechanicus est le seul jeu Warhammer à avoir récolté plus de 2/10 dans nos colonnes depuis vingt ans. Que pouvez-vous nous dire sur son récent patch ?– Écoutez Izual, les réglages de difficulté avancés sont bienvenus, car ils permettent à chacun de configurer son jeu à la carte, sans forcément réserver la mort permanente de ses personnages à une caste d'élites. De quoi corriger l'une des principales critiques qui furent adressées au titre lors de sa sortie : le manque d'enjeu aux combats.
– Merci Kahn Lusth, mais ne pensez-vous pas au contraire que le principal problème du jeu réside dans sa thématique Warhammer ? Ne serait-il pas plus intéressant dans un univers plus complexe et plus profond, par exemple celui de Mon Petit Poney, ou à la rigueur un vieux papier journal moisi au fond d'une poubelle ?... Kahn Lusth ? Allô, Kahn Lusth ?... Ah bah on l'a perdu je crois... »
The Long Dark.
Le simulateur d'hypothermie et de nourriture de loups, dont ackboo vous chantait les louanges en février (Canard PC n° 391), a bénéficié le mois dernier d'un gros patch avec tout ce qu'il faut : une meilleure ergonomie, des correctifs divers, des performances améliorées... Pas de nouveau contenu, mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir dans la vie.