Izual
le 16 juin 2020
| Modifié le le 18 mai 2021
(Sous les projos) Darkest Dungeon.
Trop facile, trop joyeux, trop apaisant, Darkest Dungeon manquait d’un élément vraiment stressant et difficile. C’est sans doute pour cela qu’un mode multi permet désormais de se mesurer à d’autres joueurs entre deux missions solo, juste pour le plaisir du challenge.Le nom de la mise à jour (en fait un DLC gratuit), The Butcher’s Circus, ne laissait planer aucune ambiguïté : dans le mode PVP de Darkest Dungeon, on est là pour crever à la chaîne. Comme dans la campagne solo, mais avec l’humiliation supplémentaire de s’être fait étriper par un autre être humain. À première vue, tout fonctionne bien : le décor et la musique de l’arène sont soignés, et on y envoie des personnages distincts du groupe d’aventuriers du solo, ce qui évite d'ajouter encore à la difficulté de la campagne. Hélas, les premiers retours sur les affrontements PVP mettent en lumière des problèmes plus pernicieux : tout le monde se plaint que les mécaniques du jeu ne sont pas adaptées au multijoueur, entre les personnages agonisants qui sont sauvés ou achevés au hasard et les barres de vie énormes. Du coup, la seule stratégie valable est pour l’instant de faire monter le stress des héros adverses jusqu’à ce qu’ils fuient, ce qui donne des matchs très longs. Pas vraiment de quoi nous faire patienter jusqu’à Darkest Dungeon II, dont la date de sortie n’a toujours pas été révélée.
Total War : Warhammer II.
Les peaux-vertes ont été à l’honneur dans le patch le plus récent de Total War : Warhammer II. La mécanique de waagh a été repensée de zéro et les orcs récupèrent maintenant de la ferraille sur les champs de bataille, ressource qui peut être dépensée pour améliorer les unités.
Divinity : Original Sin II.
Vous pensiez que Divinity : Original Sin II arrivait en bout de course, délaissé par un studio Larian désormais concentré sur Baldur’s Gate III ? Oui, moi aussi je pensais ça, mais j’avais tort, comme le démontre l’arrivée de la mise à jour gratuite dite des « Quatre reliques de Rivellon ». Les quatre reliques sont en fait quatre sets d’armures magiques, qu’on récupérera tout au long des quatre actes du jeu en accomplissant des quêtes inédites avec leur lot de nouveaux ennemis, nouveau matos et nouveau boss. Plutôt une bonne surprise vu la rareté des mises à jour de contenu (surtout dans les jeux solo, surtout dans les jeux de rôle), supplantées par les DLC payants. Non, dans cette affaire, le seul hic est qu’il faut lancer une nouvelle partie pour avoir accès à ce contenu supplémentaire. Une bonne excuse pour s’y remettre.
Tom Clancy’s Ghost Recon Breakpoint.
Tout cassé à sa sortie (5/10 dans Canard PC n° 400), Ghost Recon Breakpoint a eu droit récemment à une mise à jour de taille, qui rajoute des coéquipiers gérés par l’IA, comme dans Wildlands. Un tour de force impressionnant, mais qui ne corrige absolument aucun des énormes défauts du jeu.
(Le Thermomètre DLC) Megaquarium.
À sa sortie, Megaquarium ne m’avait pas convaincu : il avait récolté un maigre 6/10 dans Canard PC n° 387, la faute à des mécaniques de gestion trop simplistes qui réduisaient sa durée de vie à une poignée d’heures. Depuis, le jeu a bénéficié d’un an et demi de patchs et du support du modding, mais aucune mécanique vraiment cruciale n’avait été rajoutée. C’est désormais chose faite grâce au DLC Freshwater Frenzy, qui rajoute pas mal d’animaux inédits, dont des espèces à moitié terrestres, crocodiles et serpents en tête. Un DLC qui peut donner à Megaquarium un nouveau souffle, puisqu'il est désormais possible d'élever et croiser les poissons d’une même espèce, de façon à choisir l’apparence de leurs bébés. C’est peu, je vous l’accorde, mais c’est une petite bombe pour un jeu dont on faisait le tour en trois heures.
(En Chantier) GTFO.
Un troisième type de mission est désormais jouable dans GTFO, qui n’est surtout pas Left 4 Dead avec des lumières qui marchent mal. La preuve, ses développeurs ont aussi implémenté un nouvel ennemi similaire à la witch de Left 4 Dead, qui passe son temps à roupiller au milieu des couloirs. Forcément, dans le noir, on s’endort...
(En Chantier) Totally Accurate Battle Simulator.
Toujours à l’affût de nouvelles factions qui se prêteraient à des batailles loufoques (en 2018, on avait notamment vu arriver les pirates et les monstres de Halloween), TABS a rajouté des unités typiques du Far West, lanceurs de dynamite et cowboys en tête. Mais cette mise à jour contenait une nouveauté encore plus intéressante : les conditions de victoire. Alors que jusque-là le seul moyen de remporter un combat était d’anéantir l’équipe adverse, il est désormais possible de choisir – dans le mode bac à sable – que la victoire se déclenche après avoir survécu un certain temps, ou à la mort d’une unité précise. De quoi enrichir des batailles qui jusque-là pouvaient devenir un poil répétitives, et rallonger la durée de vie du jeu en attendant l’éditeur d’unités, qui devrait arriver cet été et permettre de créer les soldats de nos rêves.
No Man’s Sky.
Si vous parlez encore à vos amis qui jouent sur console, réjouissez-vous : le crossplay vient d’arriver dans No Man’s Sky et vous pouvez donc désormais explorer ensemble une galaxie vide de sens. Profitez bien !
Rimworld.
Ce mois-ci, la mise à jour de Rimworld s’est concentrée sur tout ce qui pouvait faire plaisir à Noël Malware. Par exemple, beaucoup de drogues ont été rééquilibrées et le joueur a accès à beaucoup plus de données sur ce qu’elles font, ce qui aide à transformer une colonie saine mais pauvre en richissime repaire de dealers. Du travail a aussi été abattu sur les quêtes, qui laissent désormais le joueur choisir sa récompense parmi trois (et augmente donc ses chances d’obtenir des drogues). Mais le cœur de la mise à jour se concentre sur le psycast, la mécanique de magie de Rimworld, qui utilise dorénavant une ressource dédiée (le psyfocus), gagnée en méditant. Il y a tout un tas de mécaniques liées à cette nouveauté car tout le monde ne médite pas de la même façon ; les cannibales par exemple méditent mieux au-dessus d’une tombe, comme il se doit. Et puis, bien sûr, pour devenir un magicien on peut aussi utiliser certaines drogues. Ça m’aurait étonné, tiens…
Counter-Strike : Global Offensive.
Comme quoi, il est encore possible de raffiner la formule de Counter-Strike : Global Offensive, même huit ans après sa sortie officielle. Le jeu de panpan-t’es mort de Valve s’est doté d’une option qui augmente le contraste entre les joueurs et le décor afin que les ennemis soient plus visibles. Ça ne vaut pas un bon aimbot, mais c’est déjà ça.