(Sous les projos) Stardew Valley.

Je sais, vous l’avez déjà fini et vous n’êtes pas chaud pour le refaire tout de suite. Mais si je mets une ferme en bord de plage dans la balance, qu’est-ce que vous en dites ?
De l’eau turquoise, des cerisiers en fleur, du sable fin à perte de vue. Comment ne pas avoir envie de se remettre immédiatement à Stardew Valley pour profiter de la nouvelle ferme côtière ? Il y a bien une petite arnaque, à savoir que le sable empêche les arroseurs automatiques de fonctionner (c’est fait exprès, pour les joueurs à la recherche de nouveaux défis), mais tout de même, qu’est-ce qu’elle est belle. Et ce n’est pas la seule nouveauté du patch 1.5 : il y a des objets, des événements et des personnages inédits, des aquariums, de la coop' en splitscreen et pléthore d’options pour personnaliser la partie lors de sa création – par exemple, on peut choisir que les bundles du centre communautaire soient aléatoires. Mais l’ajout le plus fou reste une nouvelle zone pensée pour le dernier tiers du jeu, une zone géniale qu’il serait criminel de dévoiler ici mais qui pourrait bien voler la vedette au reste de l’aventure par son ambition et par sa beauté.

(En Chantier) Totally Accurate Battle Simulator.

Le générateur de batailles loufoques du studio Landfall a enfin vu arriver son éditeur d’unités, le dernier contenu qu’il lui manquait avant de sortir d’accès anticipé. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un menu où l’on crée des soldats de A à Z (armes, capacités, vêtements, voix…) avant de pouvoir les utiliser en bataille. Indispensable.

(Le Thermomètre DLC) Prison Architect.

On pourrait répartir les nouveautés de l’extension Going Green de Prison Architect en deux catégories. D’un côté, il y a ce que j’appellerais le volet « bobo-écolo bordel ils nous emmerdent avec leurs pistes cyclables », avec la possibilité de construire une prison autosuffisante, toute en panneaux solaires et en patates bio cultivées par les prisonniers. Une perspective attrayante, qui réjouit les détenus et qui rapporte de l’oseille, dans tous les sens du terme. Mais tout n’est pas rose, car d’un autre côté on trouve un volet « Taubira démission » qui suscite des guerres de gangs pour le contrôle des champs et permet aux prisonniers de cultiver en douce leur propre Marie-Jeanne. Un bien beau rappel que, comme le disait Victor Hugo, « construire une prison, c’est fermer un lycée agricole ».

(En Chantier) Hydroneer.

Tout pété cet été lors de sa sortie, Hydroneer était tout de même déjà addictif. Alors si on se réjouit de voir ce simulateur d’orpaillage s’être étoffé en janvier avec un système d’électricité complexe, restons patients : encore quelques patchs et il aura connu suffisamment de corrections de bugs pour qu'on puisse de nouveau se pencher dessus, promis.

Don’t Starve Together.

Mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec l’agriculture en ce moment ? Je n’ai pas signé pour tenir une rubrique de jardinage, merde. Non pas que ça me gêne que tous les jeux se mettent à proposer de planter des trucs. J’espère même que cette mode gagnera bientôt les FPS et les STR, histoire qu’on doive arroser des plants d’artichauts entre deux dézinguages de nazis. Tout ça pour dire que l’agriculture dans la version multijoueur de Don’t Starve a été entièrement revue. Non seulement on peut désormais labourer la terre, semer les champs et s’occuper des mauvaises herbes, mais en prime chaque plante a une saison et un type de nutriments préféré, ce qui complexifie agréablement les choses. Pas envie de rester à trimer dehors tout l’hiver ? Pas grave ! « Vos cultures ne mourront pas si vous les négligez. Mais vous risquez de le regretter », indiquent les développeurs avec un petit sourire sadique. Ouais, on va continuer de les arroser hein…

Ghostrunner.

Le Mirror’s Edge de SF où il faut aller très vite tout en esquivant les balles – une seule suffit pour mourir – a eu droit à du nouveau contenu récemment. Après avoir terminé le jeu une première fois, on peut désormais lancer une partie en mode hardcore, avec des ennemis encore plus retors et des niveaux agencés différemment. Pensez à bien vous échauffer avant tout de même.

Playerunknown’s Battlegrounds.

Dans la Caravane, on aime bien observer PUBG car ce jeu a encore beaucoup d’influence dans le domaine des battle royale et ses développeurs tentent souvent de nouvelles choses. Le mois dernier, c’était des PNJ surarmés sur la carte qui faisaient leur apparition, mais cette fois la dernière nouveauté en date prend place avant même que la partie démarre. Pour contrer la toxicité d’une partie de sa communauté, le papa des battle royale note désormais chaque profil de 0 à 5, un chiffre qui augmente au fil du temps – à moins que le joueur en question quitte des parties en cours ou se fasse signaler par ses coéquipiers. Loin d’être secret, l’indice de nocivité ainsi obtenu est ensuite affiché à côté de chaque nom dans le lobby de création d’équipe. Pas forcément aussi complexe que les systèmes de réputation déjà utilisés dans d’autres jeux multi (qui permettent souvent de récompenser les coéquipiers sympas), mais c’est déjà un premier pas dans la bonne direction. D’ailleurs, il faudrait un système comme ça dans la vraie vie.

Kerbal Space Program.

Le simulateur de petits hommes verts a récemment changé son système d’inventaire et a donné aux joueurs la possibilité de construire en plein milieu d’une expédition, par exemple pour se créer un rover de fortune. Des nouveautés plus que bienvenues puisque Kerbal Space Program 2, développé par une autre équipe, a été repoussé jusqu’en 2022.

Disco Elysium.

Voilà un an que je rêve d’écrire ce paragraphe. Disco Elysium, le meilleur jeu de rôle de tous les temps (10/10, Canard PC n° 400), est désormais disponible en français. Surtout, cette VF réalisée par une boîte de traduction professionnelle est de très bonne facture, avec seulement quelques erreurs négligeables. Une super façon de découvrir le jeu quand on ne parle pas anglais, ou quand on est entre deux eaux puisqu’il suffit d’une simple pression de touche pour basculer, à n’importe quel moment du jeu, entre le français et l’anglais. Une option géniale qui permet de profiter du style d’origine tout en ayant une traduction à portée de main en permanence. Avec cette mise à jour, c’est votre dernière excuse pour ne pas jouer à Disco Elysium qui vient de s’envoler : si vous ne l’achetez pas et que vous n’envoyez pas cette page à au moins dix amis, une terrible malédiction vous poursuivra sur 19,5 générations.

Möbius Front ‘83.

Nous n’avons pas surkiffé le nouveau jeu de Zachtronics entre puzzle et stratégie, qui était un peu trop répétitif à notre goût (6/10, Canard PC n° 414). Raison de plus pour vous signaler l’arrivée récente d’un mode multijoueur (en PvP ou coop’ contre l’IA), qui renouvelle un poil l’intérêt du jeu.

Axiom Verge.

On a peu l’occasion de mentionner Axiom Verge, un métroid pas vania auquel Pipomantis avait décerné un 8/10 dans le Canard PC n° 316. Je paie aujourd’hui ce tribut grâce à une mise à jour qui permet de rendre aléatoire l’emplacement de tous les objets du jeu et décuple du même coup sa durée de vie, probablement parce que ses fans n’en ont pas, de vie.