Izual
le 31 juillet 2023
Sous les projos : Diablo 4. Le 20 juillet dernier, Diablo 4 a lancé sa toute première saison (une mise à jour avec du contenu qui dure quelques mois), la « saison de la malfaisance ». En France, on appelle plutôt ça « un été Orange Mécanique » mais bon, chacun ses expressions.
Un jeu-service joue toujours gros sur sa première saison et Diablo 4 encore plus, lui qui coûte déjà 70 € mais ne se gêne pas pour faire payer son battle pass saisonnier 10 €. Écrivant ces lignes autour du 10 juillet, je ne sais pas comment la saison de la malfaisance a été reçue mais le programme concocté par Blizzard me rend assez optimiste : en plus d’une avalanche de nouveaux cosmétiques, quêtes et donjons spéciaux, la saison rajoute les « cœurs malfaisants ».
Ces sortes de gemmes, réparties en 32 variantes, confèrent des pouvoirs inédits à ceux qui les récupèrent sur de nouveaux ennemis, les monstres de la malfaisance, ou sur le boss de la saison, Varshan le Consumé. Six objets uniques supplémentaires font aussi leur apparition. Blizzard estime que tout ce contenu rajoute environ 80 heures de jeu, dont une partie est accessible sans avoir payé pour le battle pass. Est-ce suffisant pour contenter des joueurs qui en sont parfois à 110 € déboursés (sans compter les microtransactions) ? Eh bien vous le savez mieux que moi, vous êtes dans le futur après tout.
Meet Your Maker.
Lors du test de Meet Your Maker, je n’avais pas tari d’éloges sur le jeu de construction de base et de pillage de celle des autres, mais j’avais appelé de mes vœux une série de grosses mises à jour de contenu. La première, Dreadshore, est là avec un nouveau piège, un nouveau garde et une nouvelle arme. Un bon début.
Mini Motorways.
Pour fêter les dix ans de la sortie de Mini Metro, Dinosaur Polo Club (toujours dans le top 3 des meilleurs noms de studio) sort une mise à jour surprise pour ses deux jeux, Mini Metro et Mini Motorways. Si le premier ne bénéficie que de nouveaux niveaux, le second – le véritable magnum opus du studio – a droit à des cartes de grandes capitales mais aussi à une nouvelle mécanique, le train. Sur certaines cartes, un charmant tchou-tchou suivra ainsi une boucle de chemin de fer à travers la carte, commençant et finissant dans une gare qui se remplira à chaque arrêt de marqueurs à faire disparaître. Pas de quoi révolutionner Mini Motorways donc, mais un nouveau paramètre à prendre en compte lorsqu’on y dessine nos paisibles villes pastel. Parfois, le bonheur est fait de choses simples.
(Le Thermomètre DLC) DCS World.
Le très attendu avion de chasse F-15E a atterri sur DCS World le 22 juin. On pourrait trouver que 60 € pour un avion, c’est un poil chéros, mais comme le dit si bien Louis-Ferdinand Sébum, on parle tout de même d’un coucou « qui transporte à peu près l’équivalent de l’inventaire français de bombes à guidage laser ».
Mount & Blade 2 : Bannerlord.
J’adore Mount & Blade 2 à peu près autant qu’il m’agace. Sa sortie l’an dernier avec une version bourrée de bugs ne m’a pas vraiment radouci, même si au moins ses développeurs continuent de le peaufiner (enfin, de le colmater). Et justement, le jeu-de-rôle-de-stratégie-de-gestion-de-combat est passé en 1.2.0 fin juin grâce à un patch (encore en bêta) que certains n’hésitent pas à appeler « la mise à jour qui change tout ». La 1.2.0 améliore grandement l’IA, apporte la météo dynamique sur la carte du monde, rajoute des maps et complexifie le commerce avec l’apparition d’entrepôts. Mais mon changement préféré est celui qui autorise désormais à cibler une partie de la formation ennemie : fini les « cavaliers, chargez » qui aboutissent à un carnage contre des lanciers, on peut désormais hurler « cavaliers, chargez les archers ». Une excellente mise à jour donc, pleine de fonctionnalités qui… auraient mérité de figurer dans la 1.0, en fait.
(En Chantier) Sweet Transit.
En plus de doubler le nombre de locomotives différentes dans le jeu, le tout récent patch de Sweet Transit implémente une toute nouvelle interface, beaucoup plus ergonomique et agréable que l’ancienne.
(En Chantier) Cartel Tycoon.
Il y a déjà deux ans, je vous parlais avec ma bonhomie habituelle de Cartel Tycoon, un jeu de gestion de mafieux mexicains en accès anticipé. Même s’il était encore assez fruste, je m’y étais plutôt amusé, surtout grâce à sa trouvaille principale : la présence de deux monnaies différentes, l’argent légal disponible instantanément, et l’argent sale capable de financer des activités illégales mais dont il faut gérer le transport physique. Depuis, les développeurs n’ont pas chômé : il y a un mode bac à sable, de nouvelles quêtes, on peut se lancer dans le trafic d’armes, tous les systèmes (combat, argent, logistique, diplomatie avec les gangs ennemis…) ont été approfondis et le didacticiel a fait peau neuve. Ça vous fera un chouette jeu de gestion pour vous occuper les soirs d’été, avec Narcos : Mexico sur votre deuxième écran et du guacamole plein la panse.
(En Chantier) Cosmoteer.
Le FTL en temps réel qui a si bien égayé mon hiver n’a pas eu de mise à jour importante depuis de longs mois. Tout ce temps, les développeurs travaillaient à une refonte du système de modification de vaisseau, qui vient de sortir. Bon, maintenant, des quêtes s’il vous plaît.
(En Chantier) 7 Days to Die.
Ce jeu de survie de 2013, toujours en accès anticipé, vient d’exploser son record de joueurs à la faveur des soldes Steam et d’une opportune mise à jour, l’alpha 21. Après un an et demi de gestation, cet énorme patch améliore nettement les graphismes du jeu grâce à tout un tas de nouveaux effets de lumière et de modèles 3D remis au goût du jour. Ce n’est toujours pas Hitman 3, mais au moins 7 Days to Die ne ressemble plus à un proto vieux de dix ans, même si ça ne nous empêchait pas de vous en chanter les louanges en 2022. Beaucoup de nouveaux points d’intérêt sont également apparus, ainsi que des quêtes et des rééquilibrages. Je suis aussi fort intrigué par le nouveau système de progression en « learn by reading », qui clive la communauté mais titille mon envie de fouiller des ruines pour trouver de vieux magazines de chasse et pêche. La liste des nouveautés est franchement trop longue pour que je cite tout, mais je crois bien que j’ai trouvé mon jeu de l’été.