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Jeu: Amid Evil
Genre: FPS
Developpeur: Indefatigable
Editeur: New Blood Interactive
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais
Config: PC de joueur
Telechargement: 4,5 Go
Prix: 17 €
Drm: Steam
Date de sortie: 20/06/2019
Il y a à peu près un anNote : 2 sortait Dusk, version modernisée et post-moderne de Quake, hommage génial qui déconstruisait tous les mécanismes et les conventions des FPS old school : partant de niveaux figuratifs à la Blood, le jeu se faisait au fil du temps de plus en plus abstrait, avec des perspectives improbables et des niveaux qui se retournaient, parfois littéralement, de fond en comble... Pour la première fois, un FPS rétro ne se contentait pas de tirer les mamelles de la nostalgie pour traire les quadragénaires mais proposait quelque chose de nouveau, sans oublier d'offrir un gameplay frénétique et bourrin digne des heures les plus brillantes du ZQSD. Mais il créait aussi un précédent compliqué pour les autres développeurs : comment, après pareil chef-d'œuvre, créer un autre FPS à gros polygones ?

Note 2 : Admirez la précision, marque du vrai journaliste.

Sept mals, sept ambiances.

On connaît la formule, sans doute prononcée un soir par un sosie de Philippe Manœuvre ou de Didier Couly qui venait de renverser sa keken sur son perfecto  : « Les Beatles parlent à l'intelligence, les Stones parlent au corps. » Eh bien voilà : Dusk parle à l'intelligence, Amid Evil, lui, est une pure expérience esthétique. Aucune tentative de montrer des environnements, des ennemis ou des armes réels. Parti d'une cour centrale qui fait office de hub, le joueur explore, dans l'ordre de son choix, sept mondes très différents, avec chacun sa propre esthétique, ses propres particularités de gameplay, son propre bestiaire, décrits en détail dans le « codex » que propose le menu principal. Il y a les machines des forges, boules couvertes de pics acérés et canons laser gardant une usine gigantesque, constituée de vertigineuses plateformes mobiles et de cheminées industrielles dignes de Quake 2. Mais aussi les sentinelles, abominations couvertes d'yeux et de tentacules, obsédées par l'ordre. Et les mages des étendues arcaniques, dont les golems de cristal explosent dans un fracas de verre. Seul point commun entre ces différentes dimensions, la direction artistique, faite d'angles durs encore accrus par un piqué bien violent, qui donnent à l'ensemble un côté géométrique de prime abord un peu froid, et l'arsenal, que le joueur retrouve d'un épisode à l'autre.

Dague à l'âme.

Si Dusk s'inspirait de Quake et de Blood, Amid Evil ne cache pas ce qu'il doit à Heretic et Hexen. Les armes – baguettes, tridents, sceptres et compagnie, au design plus ou moins heureux – utilisent, en guise de munitions, de la mana colorée. On trouve également un équivalent du « tome of power » : chaque ennemi abattu rapporte une certaine quantité d'âmes qui viennent peu à peu remplir une jauge, laquelle, une fois pleine, offre à chaque arme une attaque alternative beaucoup plus puissante. Heureusement, contrairement aux jeux de Raven Software, qui se transformaient rapidement en chasse à la clé infernale digne du cauchemar d'un Père Fouras sous cocaïne, Amid Evil se concentre sur l'essentiel : les combats. Les niveaux sont simples, bien conçus et, surtout, chaque arme, chaque ennemi (et il y en a une floppée) y joue un rôle bien particulier.

À fond les formes.

C'est parce que les monstres d'Amid Evil sont biscornus et anguleux comme ceux d'Hexen 2, parce que les armes sont réduites à des abstractions géométriques, comme celles de Quake, deux défauts qui auraient été fatals à un FPS médiocre qui ne repose que sur la violence, qu'il est si réussi. La découverte de chaque nouvel épisode, de chaque nouveau niveau, est l'occasion de nouvelles configurations, de nouvelles façons d'utiliser les armes que l'on pensait connaître, de découvrir de nouveaux patterns d'attaques (grappins, lasers, volée de pics à courte portée...) balancés par des ennemis qui sautent, volent, se téléportent, se révèlent plus ou moins résistants à telle ou telle arme. D'une heure à la suivante, on a l'impression de ne pas jouer au même FPS, on est surpris de découvrir des paysages qu'on n'aurait pas imaginés quelques minutes plus tôt, de remarquer une palette de couleurs ou des formes qui rappellent, çà ou là, tel ou tel vieux shooter qu'on pensait avoir oublié. Le passé a de l'avenir.

Notre avis

Agar le 1 septembre 2019

| Modifié le le 25 mai 2021

On n'attendait pas grand-chose d'Amid Evil, nous voilà devant le meilleur FPS depuis Dusk. Quelles que soient vos réserves sur les Hexen-like et les FPS médiévaux, oubliez-les : Amid Evil est une suite de perspectives vertigineuses, d'affrontements rapides et sans cesse renouvelés.