Genre: FPS
Developpeur: Indefatigable
Editeur: New Blood Interactive
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais
Config: PC de joueur
Telechargement: 4,5 Go
Prix: 17 €
Drm: Steam
Date de sortie: 20/06/2019
| Modifié le le 25 mai 2021
« Dès l'instant où tu me nommes, tu me nies », écrivait KierkegaardNote : 1 – comme le savent tous ceux qui ont vu Wayne's World. Parfois je me demande : quand mes chers collègues posent leurs yeux sur moi, voient-ils encore un être humain, dans toute sa complexité, ou juste « ce type qui fait tous les vieux FPS pixelisés chelous » ? Et après tout, être ainsi réduit à une de ses propriétés, est-ce si grave ? Sans doute, quand on doit se taper le test du poussif Ion Fury. Beaucoup moins quand on hérite de celui d'Amid Evil.
Note 1 : En tout cas il paraît, la citation est partout mais je n'ai trouvé la source nulle part.
Note 2 : Admirez la précision, marque du vrai journaliste.
Sept mals, sept ambiances.
On connaît la formule, sans doute prononcée un soir par un sosie de Philippe Manœuvre ou de Didier Couly qui venait de renverser sa keken sur son perfecto : « Les Beatles parlent à l'intelligence, les Stones parlent au corps. » Eh bien voilà : Dusk parle à l'intelligence, Amid Evil, lui, est une pure expérience esthétique. Aucune tentative de montrer des environnements, des ennemis ou des armes réels. Parti d'une cour centrale qui fait office de hub, le joueur explore, dans l'ordre de son choix, sept mondes très différents, avec chacun sa propre esthétique, ses propres particularités de gameplay, son propre bestiaire, décrits en détail dans le « codex » que propose le menu principal. Il y a les machines des forges, boules couvertes de pics acérés et canons laser gardant une usine gigantesque, constituée de vertigineuses plateformes mobiles et de cheminées industrielles dignes de Quake 2. Mais aussi les sentinelles, abominations couvertes d'yeux et de tentacules, obsédées par l'ordre. Et les mages des étendues arcaniques, dont les golems de cristal explosent dans un fracas de verre. Seul point commun entre ces différentes dimensions, la direction artistique, faite d'angles durs encore accrus par un piqué bien violent, qui donnent à l'ensemble un côté géométrique de prime abord un peu froid, et l'arsenal, que le joueur retrouve d'un épisode à l'autre.
Dague à l'âme.
Si Dusk s'inspirait de Quake et de Blood, Amid Evil ne cache pas ce qu'il doit à Heretic et Hexen. Les armes – baguettes, tridents, sceptres et compagnie, au design plus ou moins heureux – utilisent, en guise de munitions, de la mana colorée. On trouve également un équivalent du « tome of power » : chaque ennemi abattu rapporte une certaine quantité d'âmes qui viennent peu à peu remplir une jauge, laquelle, une fois pleine, offre à chaque arme une attaque alternative beaucoup plus puissante. Heureusement, contrairement aux jeux de Raven Software, qui se transformaient rapidement en chasse à la clé infernale digne du cauchemar d'un Père Fouras sous cocaïne, Amid Evil se concentre sur l'essentiel : les combats. Les niveaux sont simples, bien conçus et, surtout, chaque arme, chaque ennemi (et il y en a une floppée) y joue un rôle bien particulier.