Genre : action, aventure
Développeur / Éditeur : Don't Nod (France)
Plateformes dispo : Windows, PS5, Xbox Series
Plateforme test : PS5
Téléchargement : 50 Go
Date de sortie : 28/04/2026
Langues : anglais sous-titré en français
Prix : 30 €
Ariane Montclair et Thomas Cross sont astronautes pour l’ESA, et participent à la mission Hope-01 qui vise à se poser pour la première fois sur Perséphone, qui se présente comme une vaste planète de glace, pour y explorer une zone potentiellement habitable. Évidemment, rien ne va se passer comme prévu : le vaisseau va devoir atterrir en urgence sur Perséphone à la suite d'un accident. C'est le prologue du jeu, qui vous propulse directement dans la peau d'Ariane, laquelle doit se frayer un chemin pour sortir du vaisseau, s'agripper de rebord en rebord, propulser son grappin pour atteindre des plateformes en hauteur, et éviter des obstacles au cours de glissades effrénées. Ariane va ensuite se mettre en tête de retrouver Thomas, et partir à sa recherche en traversant les grandes étendues de Perséphone. Une bonne partie des phases d'action du jeu se déroule sur fond de musique grandiloquente, et de la même manière qu'écouter la bande originale d'Interstellar face à un logiciel de traitement de texte me donne l'impression de transformer n'importe quel passage à la ligne en virage cosmique, le gameplay peu engageant d'Aphelion (qui repose essentiellement sur des QTE et une exploration conditionnée à une poignée de prompts) est souligné par de folles envolées de violons qui donnent un semblant de souffle à l'aventure. Du moins au tout début.
C'est dommage, parce que sur le reste du jeu, je n'ai pas grand-chose à redire : j'ai adoré les deux personnages principaux, le scénario m'a complètement emportée et a réussi à me surprendre (ce qui devient franchement de plus en plus rare sur les histoires de conquête spatiale qui tournent mal), et l'aventure prend très rapidement des allures horrifiques qui m'ont réellement convaincue. Par ses plans et son intrigue, Aphelion multiplie les références aux grands pontes de la fiction spatiale, de 2001, l'Odyssée de l'espace à Alien, sans jamais trop sombrer dans l'hommage lourdingue : à l'inverse, il donne le sentiment d'avoir parfaitement assimilé toutes ces inspirations tout en créant quelque chose de nouveau. Mais, surtout, chaque découverte d'environnement vous donne l'impression d'être le seul spectateur privilégié d'un panorama à couper le souffle. On a constamment l'impression d'évoluer dans des illustrations spatiales de la NASA des années 1960, en évoluant tour à tour dans des grottes de glace, des plages bioluminescentes et des déserts de sable rouge. Ce serait dommage de s'en priver si vous êtes amateur de paysages spatiaux, mais soyez prévenu : vous n'aurez jamais autant appuyé sur la touche X de votre manette pour en profiter.
Des paysages sublimes et une histoire prenante n'ont pas suffi à me faire oublier les défauts d'Aphelion, dont le gameplay limité peut malheureusement vite s'avérer répétitif et frustrant.