Développeur : Bioware (Canada)
Éditeur : Electronic Arts
Plateformes dispo : Windows, PS5, Xbox Series
Plateforme test : Windows
Téléchargement : 82,6 Go
Date de sortie : 31/10/2024
Langues : français, anglais
Prix : 60 €
| Modifié le le 13 novembre 2024
Alors comme ça, personne n’est d’accord sur le dernier Bioware ? J’arrive une semaine après la bataille (on nous a envoyé une clé sept heures avant la sortie du jeu) et c’est encore le maxi-bordel, mais calmez-vous bon sang ! Pour certains on tient la huitième merveille du monde, pour d’autres c’est un monument en bouse. Qui a raison ? Attention, manipulez cet article avec précaution : ça va trancher.
À voile et à vapeur
Pour la tribu des Bioware-zouzes, Noël est arrivé en avance. Le 31 octobre, c’était même Noël, Pâques et le 14 juillet empilés, tant ils ont dû être contents de découvrir The Veilguard. C’est bien simple, avec ce Dragon Age, on tient l’un des meilleurs Bioware depuis longtemps. Le scénario commence de façon accrocheuse, en nous faisant recruter un par un les acolytes hauts en couleur avec lesquels on va traquer des divinités malfaisantes par monts et par vaux. Les missions sont certes linéaires, mais on s’y livre à des combats en temps réel de bonne facture et surtout, elles sont l’occasion d’approfondir nos relations avec nos compagnons, toujours en train de bavarder gaiement à nos côtés. Et lorsqu’une quête est finie, on revient avec bonheur à la base pour décorer notre chambre ou discuter avec les autres membres du groupe, parfois même en partant en rendez-vous galant avec eux. Ce n’est pas juste l’un des meilleurs Bioware, mais l’un des meilleurs Mass Effect.C’est bien simple, on tient l’un des meilleurs Bioware depuis longtemps.
C’est pas comme Fallout 2 !!!!
À l’inverse, d’autres tribus du jeu de rôle risquent de détester. Si, comme moi, vous êtes de l’école CRPG à l’ancienne (qui privilégie la liberté et les systèmes robustes), vous grincerez des dents dès la création de perso, dédiée quasi entièrement au cosmétique et à de vagues choix narratifs. Le caractère linéaire du jeu aussi vous mettra un coup, quand vous vous rendrez compte que The Veilguard n’est qu’une suite de couloirs. Oui, même cette arrivée dans une Venise tentaculaire où l’on doit chercher un mystérieux tueur de mages et où hop, il faut aussitôt suivre un PNJ à la trace – de toute façon les ponts et les rues adjacentes sont bloqués par des gardes, c’est pratique.Selon la célèbre formule médiévale, « quoicoubeh »
D’abord catastrophique avec son exposition qui dégueule de lore (en répétant tout trois fois pour être sûr qu’on a pigé), l’écriture de The Veilguard s’améliore nettement avec le temps. Le jeu est même arrivé à me proposer des options qui me correspondaient et à créer des moments touchants, malgré une division artificielle entre trois choix de réponses (sympa, très sympa, pas sympa). Mon grief principal reste son besoin maladif d’apparaître comme fun et relax, jusqu’à l’anachronisme : notre perso n’hésite pas à répondre « ouais cool ! », les PNJ dans la rue se donnent rendez-vous pour « manger ensemble plus tard ? » (« Ouais, carrément ! ») et les compagnons se chamaillent sur la façon de préparer le café, pendant que la crédibilité de l’univers agonise au fond d’un ravin.
Dans l’ambiance comme dans le nombre de solutions aux obstacles, on tient l’exact inverse d’une immersive sim.