Genre : STR très light, exploration, vue à la 3e personne, casse-rétine
Développeur : Tower Five (France)
Éditeur : Microids
Plateformes dispo : Windows, PS4/5, Xbox Series
Plateforme test : Windows
Téléchargement : 40 Go
Date de sortie : 07/11/2024
Langues : anglais, français
Prix : 40 €
Développeur : Tower Five (France)
Éditeur : Microids
Plateformes dispo : Windows, PS4/5, Xbox Series
Plateforme test : Windows
Téléchargement : 40 Go
Date de sortie : 07/11/2024
Langues : anglais, français
Prix : 40 €
Perco
le 12 novembre 2024
| Modifié le le 13 novembre 2024
Il y a mieux que d’avoir raison : avoir raison seul. Les Fourmis, à la rédaction, personne n’en voulait, personne. Pas par entomophobie, mais, pour être honnête, par peur du passif de l’éditeur. Bam, dans leurs tronches les journaleux !
Je ne me balade plus à la rédaction, j’y parade. Je parle seul en passant devant Ellen Replay : « L’agrafeuse est bien dans ce tiroir, je le savais, COMME JE SAVAIS que Les Fourmis serait sympa. » La vérité, c’est que je l’espérais très fort, mais qu’en le lançant je claquais aussi un peu des fesses. Car, contrairement à ce que Microids pense sans doute, Canard PC aurait bien aimé pouvoir apprécier, parfois, l’un des jeux de l’éditeur français, mais les faits sont les faits. Une dernière année de catalogue avec : Flashback 2, Goldorak - Le Festin des Loups, Astérix & Obélix : Baffez-les Tous ! 2 (oui, la suite de ça) et l’innommable Tintin Reporter - Les Cigares du Pharaon, ça met en confiance comme un chauffeur de bus aveugle.
Formiquateurs !
Le studio rochelais Tower Five sauve donc leur honneur avec un jeu inspiré par le roman et deux idées simples : ce n’est pas un « vrai » STR et l’on n’y incarne pas Bernard Werber. Dans les pattes de 103 683e*, on y suit une campagne très correcte, mais à la progression pas toujours bien dosée, qui alterne plateforme 3D pour explorer, chasser (le plus pénible) et des missions de combat stratégique, pour buter des termites et autres joyeusetés dans la forêt de Fontainebleau, le tout à la troisième personne.Enfonçons une porte ouverte : Dieu que c’est beau ! L’UE5 fait des merveilles, et le photoréalisme – cette chimère – est bien plus intéressant quand il ne cherche pas à reproduire des humains, mais à donner une perspective. Pensez à la fabuleuse série Minuscule, vous y êtes.
* 103 684e aurait été une bien meilleure héroïne, mais ça va.
* 103 684e aurait été une bien meilleure héroïne, mais ça va.
Force ouvrière
L’aspect STR, évidemment, ne vise pas la catégorie poids lourds. Pourtant, parole d’un ex-drogué de StarCraft 2, on s’y amuse bien malgré le peu d’unités disponibles, l’IA pas fofolle, la seule race jouable et le système pur de pierre-feuille-ciseaux-superprédateur. La molette pour naviguer dans ses quelques troupes, clic droit pour pointer, clic gauche pour attaquer et un menu radial (dont vous êtes le curseur) sur chaque nid pour l’améliorer, recruter, etc. C’est limité, il faut courir partout, mais je crois que c’est le but.Car le seul objectif est de nous coller le nez sur le petit champ de bataille, comme un général multiclassé barde, à lancer des phéromones-buff, avant de filer en haut d’une branche se faire une vision globale, observer les sublimes animations, puis redescendre gérer l’économie, les upgrades et de recommencer. Un dynamisme qui, malgré une profondeur qui ne casse pas trois pattes à une fourmi, réussit à rendre divertissant, même en multi, un mix 3e personne/STR historiquement quasiment toujours raté.
Écoutez, franchement c’est sympa. Ce remake du jeu de 2000 est encore moins un STR hardcore que son ancêtre, mais il met tellement bien en avant sa plastique et le point de vue de son héroïne qu’il est un divertissement tout à fait plaisant durant 15 ou 20 heures. À 40 balles, c’est honnête alors, logiquement, je mets insecte sur dix.