Genre: platformer roguelite
Developpeur: Thomas Altenburger (France)
Editeur: Dear Villagers, Yooreka Studio
Plateformes dispo: PC Windows, Linux, Mac, Switch, Xbox One
Plateforme test: PC Windows
Langues: VF intégrale
Config: carte graphique dédiée requise
Telechargement: 350 Mo
Prix: 17 €
Drm: Steam, EGS ou rien sur GOG
Date de sortie: 21/10/2020
| Modifié le le 25 mai 2021
« Ce qui ne me tue pas me rend plus fort », écrivait Nietzsche dans Le Crépuscule des idoles (1888), donnant naissance sans le savoir à des générations de jeunes gens insupportables qui allaient répéter cette phrase en boucle et la graver sur les pupitres de leur classe de terminale L avant d'aller mal jouer de la guitare devant les grilles du lycée. Cette anecdote a son importance, car elle nous permet de ne pas confondre Nietzsche et Scourgebringer : en effet, dans Scourgebringer, c'est en mourant qu'on devient plus fort.
Le fléau des carpettes.
Scourgebringer a choisi, excellente décision, de restreindre ses ambitions. Ses combats, qui ont lieu dans les salles d'un donjon dont on découvre peu à peu la carte, reposent sur quatre grands concepts : une attaque de mêlée rapide qu'on spamme pour infliger des dégâts, un coup puissant qui brise la garde des ennemis et les stunne lorsqu'ils sont sur le point de lancer une attaque, un dash qui permet à la fois de charger les monstres et d'éviter les bouboules qui nous arrivent sur la gueule, et enfin un canon dont les munitions se rechargent quand on tue des ennemis. C'est tout bête, mais très bien exécuté et parfaitement fluide, à tel point que même après avoir crevé comme un sale cochon pendant des heures (la courbe de difficulté est âpre), on continue à être impatient de pénétrer dans la prochaine salle pour en faire exploser les ennemis.Il y a bien sûr quelques subtilités de gameplay qu'on débloque peu à peu dans un petit arbre de compétences, comme un combo qui permet de gagner plus de sang (qu'on échange auprès des marchands qui hantent les niveaux) ou la possibilité de renvoyer les tirs ennemis. Mais ce n'est pas la variété de son environnement ou de son gameplay qui font la valeur de Scourgebringer : c'est l'intensité de son gameplay, la tension de ses affrontements dans des pièces incroyablement ramassées où l'on peut tout perdre en un instant d'inattention, tout ça pour recommencer une fois de plus, toujours aussi vite mais avec deux points de vie en plus. Comme l'écrivait d'ailleurs Nietzche dans Le Gai savoir.