Genre: jeu narratif
Developpeur: Dontnod Entertainment (France)
Editeur: Dontnod Entertainment
Plateforme test: PC Windows
Config: PC de joueur
Telechargement: 4 Go
Prix: 30 €
Drm: Epic Games Store
Plateformes dispo: PC Windows, PS4, Xbox One
Date de sortie: 01/12/2020
Langues: voix en anglais, textes en français
| Modifié le le 5 mai 2021
Sam Higgs n’a aucune envie de revenir à Basswood, la ville de Virginie-Occidentale où il a grandi. Mais pour l’enterrement de son meilleur ami Nick, il accepte d’affronter les fantômes de son passé – notamment son ex, qui l’a quitté après une demande en mariage ratée, et les anciens mineurs de la ville, qui imputent la perte de leur emploi à un article qu’il a rédigé sur leurs conditions de travail inhumaines. Le synopsis du dernier Dontnod, qui délaisse cette fois-ci le format épisodique au profit d’une aventure courte, se lit comme celui des polars qu’on trouve souvent près des caisses dans les petites librairies de campagne – et c’est précisément ce qu’il est.
Il faut régulièrement explorer, choisir de laisser ou non un personnage s’épancher sur ses problèmes intestinaux, avec quelques moments plus importants qui influenceront la fin de l’histoire.
Du rififi en Virginie.
Sam est un journaliste méthodique et rigoureux, qui place les faits et la quête de vérité au-dessus de tout – ses proches compris. Toutes les interfaces du jeu correspondent à sa personnalité : chaque objet et chaque personnage est méticuleusement étiqueté et classé avec une petite description, son journal rassemble tous les faits importants sur chaque élément de l’intrigue, ce qui épargne au joueur d’avoir à se tartiner des dialogues d’exposition interminables. Lorsque Sam doit se souvenir d’un événement important, il s’évade dans son palais de l’esprit – une méthode mnémotechnique héritée de la Grèce antique qui associe des souvenirs précis à des lieux, déjà popularisée dans les séries Hannibal et Sherlock Holmes. Faute d’être original, ce concept prend tout son sens dans Twin Mirror : il permet de mieux comprendre la psychologie et le fonctionnement du personnage, sans trop surcharger le joueur, et de prendre un peu de recul sur l’intrigue. En plus de ça, Sam s’entretient régulièrement avec son alter-ego, une sorte de version de lui-même moins froide et rationnelle, qu’il est le seul à voir.