Pâques de texture
Animal Crossing toujours (j'en sais rien mais j'imagine qu'il y a bien une news qui parle d'Animal Crossing dans ce magazine et j'ai toujours rêvé de faire des transitions à la Jean-Pierre Pernaut), Animal Crossing toujours donc : Nintendo a décidé de réduire le nombre d'œufs de Pâques lâchés pendant les fêtes à la place des objets normaux, à la demande des joueurs qui se foutent complètement de l'aspect mignon du jeu et qui veulent juste collecter plus de bois, de pierres et de fer pour construire le puits qui permet d'accéder au huitième cercle afin de tuer Satan, de prendre sa couronne et d'invoquer les entités sans visage qui permettent d'accélérer la naissance de l'antéchrist (disponible dans un prochain patch). Tant pis pour l'esprit de Pâques. N.M.
Vous êtes VRés !
Meta a récemment licencié près de 10 % des effectifs de sa division Reality Labs et fermé plusieurs studios, dont Twisted Pixel Games et Sanzaru Games. Bref, après avoir affirmé longtemps que la VR c’est l’avenir, le futur, quelque chose d’inratable, Meta nous explique aujourd’hui qu’en fait non, c’est de la merde et que tout doit aller vers l’IA qui est l’avenir, le futur, quelque chose d’inratable. Dernière victime en date : la suite de Batman Arkham Shadow serait tout simplement annulée. Heureusement il nous reste le Metaverse. Comment ça non ? P.
Tar' ta gueule à la récré
Bully Online, un mod qui ajoute un mode multijoueur en ligne au jeu de Rockstar, a ouvert il y a un mois. Sa rentrée ne semble pas s'être très bien passée, car il est déjà fermé. Ses créateurs ont tiré le rideau, sans plus d'explications, au grand dam des fans de l'original de 2008, pour lesquels Rockstar ne semble pas vouloir développer une suite ou un remaster. Alors je n'étais pas dans les couloirs au moment des faits, mais j'ai ma petite idée. Je ne tomberais pas d'un arbre si l'on apprenait dans quelque temps que ce sont les grands de la classe « service juridique » de Rockstar qui sont encore allés taper les petits pour leur voler leur goûter. On a bien essayé mille fois de raisonner leur maison-mère, mais rien à faire. Pas assez de cadre et trop d’argent de poche, ça fait des petits voyous moi je vous dis. P.
Le 13 janvier est sorti en accès anticipé Hytale, le Minecraft 2.0 abandonné et annulé par Riot et repris par ses développeurs (Hypixel Studios). Un bon concurrent pour le record de Time to Penis cette année. P.
IA d'la joie
Jensen Huang, le PDG de Nvidia, est tout colère. La raison ? Tous ces pisse-froid qui tiennent un discours critique sur l’IA, appellent à des réglementations ou des réflexions, s’interrogent sur les impacts de la technologie sur l’information ou l’emploi. Bref, les empêcheurs de croître en rond. Lors d’un épisode du podcast No Priors, il fustige ces enquiquineurs et leur discours qui « n’est utile ni aux gens, ni à l’industrie, ni à la société, ni aux gouvernements ». Le fait que les ventes aux data centers rapportent tellement plus que tout le reste passe au second plan et que sa fortune personnelle ait grimpé de plus de 100 milliards d’euros en quelques années n’ayant – bien entendu – rien à voir. P.
Un lancement Moulineux
Le monde part dans tous les sens, plus rien n’est logique et les anciens codes sont caducs. Dans ce désordre planétaire, les certitudes dans le monde du jeu vidéo, elles aussi, sautent. Historiquement, deux choses sont certaines : « Bobby Kotick est un démon de l’Enfer ayant pris forme humaine » et « Peter Molyneux raconte de la merde ». Des générations de joueurs se sont appuyées sur ces diktats en grandissant. Et pourtant, c’est dans un silence presque assourdissant que Pete le mytho se prépare à lancer, le 22 avril, l’accès anticipé de son nouveau (et dernier selon lui) jeu Masters of Albion. Un god game pour lequel il a réembauché ses potes du temps de Fable et Black & White. Pire, ce lancement se fera sur Steam, sans Kickstarter, sans NFT, sans métavers, sans blockchain à la con. Un jeu qui a l’air… normal ? Et sur lequel Peter a à peu près réussi à retenir sa langue ? Pascal Praud a raison, où sont passés nos repères, nos fondations ? P.
Le troisième durera mille ans !
À en croire les sites Windows Central et Kotaku, il semblerait que MachineGames, le studio de Bethesda, travaille sur Wolfenstein 3. Après le succès colossal d’Indiana Jones et le Cercle ancien, voilà qui confirme ce dont nous n’avons jamais douté à la rédaction : il reste toujours un peu de place pour du rab de massacre de nazis dans nos cœurs. On pourrait se demander ce qui a donné envie au studio de revenir sur cette licence, mais il suffit d’écouter les infos en ce début 2026 pour se dire : « Ah oui, je l’ai. » P.
Anthem quand même
Le TPS Anthem, que Louis-Ferdinand Sébum décrivait comme un jeu au goût du polystyrène « calibré pour être vendu par palettes entières pour la joie de clients qui feront voltiger des personnages au design anonyme dans des décors insipides », fermera officiellement ses serveurs le 12 janvier, faute de fréquentation. Ce serait un mensonge de dire que la rédaction est inconsolable puisqu'on vient tout juste de se rappeler de l'existence du jeu, mais on envoie quand même de la force aux développeurs de Bioware. ER.
Mon remake à moi, il me parle d'aventure
À mes yeux, le remake de Resident Evil 4 constitue le remake idéal : il ne dénature pas l'épisode d'origine, apporte un gameplay moderne et des mécaniques nouvelles, et intègre des scènes inédites qui collent parfaitement à l'ensemble. Il a même réussi l'exploit de rendre Ashley, la fille du président des États-Unis qui nous accompagne pendant une bonne partie de l'aventure, un peu moins infernale. Ce remake aurait pu commencer autrement, comme l'a révélé un dataminer qui a fouiné dans les données du jeu : un prologue où l'on incarne Ashley en train de se promener dans les bois a finalement été coupé au montage. J'imagine que c'est parce que les développeurs se sont dit qu'il ne fallait pas trop retarder le moment où l'on verrait enfin Leon Kennedy faire des backflips, et je ne peux pas leur en vouloir pour ça. ER.
La Bloober Team vient de poster un message cryptique qui mène vers un site affichant un compte à rebours, lequel devrait se terminer le 15 février prochain. Le message en question affiche « remosdneulserorehsoovamceyerd », ce qui signifie soit qu'ils prévoient une annonce importante, soit que leur community manager est en train de faire un AVC. ER.
Majora's Casque
J'admire sincèrement les gens qui ont la patience de s'atteler à des tâches extrêmement méticuleuses juste pour leur propre plaisir avant de partager le résultat avec le reste du monde, comme cet homme qui a passé douze ans à faire une reproduction de la cathédrale de Notre-Dame en allumettes ou ce joailler qui a transformé un grain de riz en sculpture de Godzilla. Dans le même registre, le moddeur Crementif a passé ces deux dernières années à faire une version de The Legend of Zelda : Breath of the Wild en réalité virtuelle à partir d'une version Wii U. « Il y a cinq ans, j'ai entamé ce projet pendant la pandémie de Covid-19 parce que j'avais vraiment très envie d'abattre des arbres en VR », peut-on lire dans la description de son projet. Le résultat est franchement impressionnant, gratuit, open source et disponible sur son Github jusqu'à ce que Nintendo ne vienne lui envoyer une armée d'avocats. ER.
Merci Baron !
Eric Barone, le créateur de Stardew Valley, était déjà quelqu’un d’assez cool sans qu’il ait besoin de trop en rajouter. D'abord, c’est un garçon plutôt charmant, il faut bien le reconnaître. Ensuite, son improbable success-story nous le rend forcément sympathique. Mais surtout, il vient de décider dans un joli geste pour boucler 2025 de financer mensuellement et faire une grosse donation initiale de 125 000 dollars à la fondation qui édite MonoGame. Si ce nom ne vous dit rien, il s’agit de l’infrastructure de développement open source sur laquelle tournent aujourd’hui Stardew Valley, mais aussi tout un tas d’autres jeux marquants, comme Celeste ou Streets of Rage 4. Une excellente nouvelle qui va dans le sens d’un écosystème de développement varié, permettant une dépendance moindre aux deux géants du secteur que sont Unity et Unreal Engine. K.
Les actionnaires d’EA ont fait face à un cruel dilemme. Mais, braves, après une mûre réflexion et un vote au résultat écrasant (99 % de voix favorables), ils ont pris la difficile décision de gagner plein d’argent en autorisant le rachat de l’éditeur au fonds souverain d’investissement saoudien. K.
Les douze bons coups
Steam a mis à jour sa page des meilleures ventes annuelles en ajoutant 2025. Des chiffres ou des classements précis sont certainement des informations trop sensibles pour être divulguées comme ça, tels les résultats du baccalauréat, mais on connaît au moins les douze plus grosses performances commerciales en termes de chiffre d’affaires (ce qui favorise les blockbusters). Figurent ainsi dans ce club très fermé l’inévitable ARC Raiders, Dune : Awakening, Schedule I (le chouchou d’ackboo), EA Sports FC 26, Kingdom Come : Deliverance II, Elden Ring Nightreign, Borderlands 4, Monster Hunter Wilds (malgré une version PC problématique, qui a fait couler énormément d’encre), Battlefield 6, Silksong (pas une surprise, l’affluence qu’il a provoquée le jour de sa sortie a quand même fait planter Steam), Oblivion Remastered et Civilization VII, dont la précommande d’Ivan aura été déterminante. K.
La rédaction de Canard PC vous souhaite ses meilleurs vœux pour 2026 ! La santé, le bonheur, la sérénité, le prix de la RAM qui arrête de crever le plafond : tout ça et plus encore. Nous espérons que vous continuerez à nous accompagner en cette nouvelle année et que vous prendrez toujours autant de plaisir à lire nos bêtises que nous en prenons à les écrire !
Rainbow Six assiégé
Il y a des jours où rien ne va. Pour Ubisoft et les équipes de Rainbow Six Siege, ce jour, c’était celui du 27 décembre durant lequel le titre a subi une série de cyberattaques d’ampleur. Les pirates sont entrés et ont fait comme chez eux : ils ont piqué dans le frigo, mis leurs bottes crottées sur le canapé et ont distribué l’équivalent de 339 billions de dollars de crédits du jeu aux utilisateurs (oui, oui, « billions », en français, comme dans « mille milliards »). Le bazar est si grand que ce n’est pas un, ni deux, mais bien cinq groupes de hackers différents qui se sont manifestés pour revendiquer une partie de la prouesse, de manière plus ou moins crédible. Le dernier à s’être fait connaître a promis de publier un compte rendu complet des événements. Et en attendant, Ubisoft n’a d’autre choix que de procéder à un grand rembobinage, forçant les joueurs à rendre l’argent. K.