Oni
le 13 mai 2019
| Modifié le le 15 juin 2021
Laissez-moi vous raconter une histoire, celle d’un studio qui a déjoué tous les pronostics en lançant sa propre plateforme de distribution en ligne, principalement dédiée aux jeux d’antan, au nez et à la barbe d’un certain Steam.
L’aventure de GOG.com (anciennement appelé Good Old Games) nous envoie à Varsovie, en Pologne, où CD Projekt voit le jour au mois de mai 1994. À l’époque, bien loin de l’éditeur qui nous a donné la saga The Witcher et des accusations de harcèlement au travail, la petite boîte se concentre sur des projets de moindre envergure. Profitant de l’ouverture au marché international après la chute du bloc communiste, elle traduit des jeux à succès en polonais, comme Baldur’s Gate. C’est après l’annulation de la version PC de Baldur’s Gate: Dark Alliance que la startup décide de développer son propre titre, The Witcher. Seulement, The Witcher devait se retrouver sur Steam, comme tous les jeux dignes de ce nom à l’époque. Et ça posait un gros problème à CD Projekt : la présence de DRM, que le studio refusait. Lancer sa plateforme de distribution s’imposait alors, mais créer un nouveau site de vente pour un seul produit, c’était un peu léger. La solution est arrivée d’elle-même : il fallait proposer des jeux rétro des autres sur PC, et si possible sans DRM. Il a donc fallu démarcher des éditeurs pour obtenir leur autorisation de diffuser leurs titres sans aucune protection contre la copie. Interplay a été parmi les premiers à céder et a permis de retrouver les premiers Fallout (entre autres) au lancement du site en 2008, suivis plus tard par Baldur’s Gate : la boucle était bouclée.