Vainqueur par Chaos.
Comme dans tout bon
XCOM-like,
Chaos Gate permet de préparer ses troupes avant chaque bataille, avec des space marines dont on peut modifier l'équipement, l'armure et même le nom. Puisant dans l'univers de
Warhammer 40.000, le jeu propose alors une richesse surprenante, ainsi qu'un respect scrupuleux de l'univers puisqu'il est par exemple interdit d'accumuler trop d'armes lourdes dans une escouade tactique. Qu'il s'agisse des unités, de leur équipement et même des héros ou des véhicules que l'on peut déployer sur le terrain,
Chaos Gate est archi complet. Du moins, tant que l'on parvient à ignorer son infâme ergonomie. Chiffres abscons, lisibilité douteuse, tours interminables pour faire crapahuter nos unités à travers la carte... Le jeu donne parfois l'impression de se brosser les dents avec du barbelé mais, même dépourvu du confort d'un
XCOM moderne, le titre de Random Games n'en reste pas moins prenant, avec ses space marines qui gagnent de l'expérience au fil des combats et surtout, qui meurent définitivement comme dans la vraie vie. Véritable générateur de tragédies, le jeu démultiplie les moments de bravoure et de crasses, comme lorsqu'un space marine se fait assassiner par un collègue qui, état d'alerte oblige, panique en voyant un cultiste surgir à côté de lui et crible tout le monde de balles. Malgré un succès indéniable,
Chaos Gate marqua étrangement la fin des jeux de stratégie pour Random Games, qui consacra le reste de son existence à développer des titres sans grand rapport entre eux, comme
Barbie as Princess Bride et le Scrabble. En même temps, quand vous baptisez votre studio « Jeux Aléatoires »...