Une vue isométrique, des contrôles entièrement à la souris, des éléments du décor avec lesquels il faut interagir pour ramasser une chaussure ou examiner un tableau : à première vue, tout a l'air normal. Pas banal, non – ce terme est réservé aux RPG qui ne vous font pas contrôler un alcoolique nu et bedonnant qui arbore d'audacieuses rouflaquettes –, mais normal. D'ailleurs, cliquer sur le sol pour que le héros du jeu se redresse péniblement donne le résultat escompté : il se lève et marche, comme dans la bible. En bas à gauche de l'écran, son portrait surmonté d'une jauge de points de vie se charge d'indiquer qu'on se trouve en terrain connu, celui des jeux de rôle, et qu'il va falloir comme d'habitude explorer, discutailler et combattre. Puis, un clic sur l'interrupteur permet de demander au personnage d'allumer la lumière, et c'est là que tout bascule. Via une interface de dialogue, le narrateur hurle en majuscules que c'était une TERRIBLE ERREUR (« tu sens presque les photons creuser un trou dans ton cerveau... »), il se fait engueuler par la compétence de résistance à la douleur du héros (« c'est juste la gueule de bois qui te rend photosensible, on se calme ») et No Truce with the Furies commence à montrer qu'il n'est pas du tout un jeu normal.