Je suis tellement atterrée de voir mes collègues ramener des pizzas plates de la « pizzeria » du coin arrondi les soirs de bouclage, au rapport qualité/prix scandaleux et décorées par trois feuilles de roquette qui se battent en duel sur une pâte exposant des tranches de saucisson transparentes qui permettent de voir parfaitement ladite pâte épaisse au travers qui, elle, cache parfaitement bien le carton en dessous, en les entendant dire « oh miaaam, oh que c'est booon, miaam... t'en veux pas Sonia ? » tandis qu'ils mangent leur frisbee 2D, que j'ai voulu leur apprendre ce qu'était une pizza, une vraie ! (oui cette phrase est trop longue, j'aurais dû la couper en quatre). Et comme tous ces cuisiniers de « prestige » qui appellent pompeusement sur leur carte de restaurant « La farandole de desserts de ma fille trucmuche », eh bien, voilà : la pizza 3D de ma reum. Non pas que ma mère ait des origines italiennes – c'est plutôt ma grand-mère, voir recette de Canard PC n° 267... ah ben voilà, vous n'avez pas suivi –, mais elle cuisine très bien (ouais, « mieux que la vôtre ») et fait entre autres des madeleines de Pro... euh, des pizzas de temps en temps.