L'incident n'a peut-être rien à voir avec l'enchaînement de catastrophes qui a suivi. Mais jusqu'à ce moment, Le Tombeau était une petite machine parfaitement huilée : des tonnes de bouffe étaient produites, l'oxygène abondait dans toutes les salles, les rares petits coups de stress des duplicants – des ouvriers issus des toutes dernières technologies de clonage – étaient effacés par de courtes sessions sur les tables de massage automatique… Et puis paf, en une dizaine de cycles (on serait sur Terre, on parlerait de « jours », mais on est au cœur d'un astéroïde qui dérive au milieu de l'espace, rappelons-le), tout est parti en sucette. Bubbles qui, sous l'effet d'une crise d'angoisse, vomit partout et, ce faisant, contamine l'eau pure et salope les lieux de vie des colons. Une pénurie de charbon qui provoque des coupures de courant, qui elles-mêmes bloquent le traitement des eaux contaminées, qui mettent à l'arrêt les catalyseurs produisant de l'oxygène… En moins de temps qu'il n'en faut pour dire « ha ha, je reconnais bien là ces gros enfoirés de Klei ! », certains coins du Tombeau se sont remplis d'oxygène contaminé, d'autres d'hydrogène irrespirable ou de dioxyde de carbone et l'augmentation de la température a stoppé la croissance des plantes, prélude à une famine fatale aux colons. Game over. C'était chouette, j'y retourne.