Dans Bad North, il y a des Vikings. Ils sont tranquilles sur leur île, ils n'embêtent personne, même pas un petit raid pour remplir les greniers avant l'hiver, que dalle. Et puis paf, des vagues d'envahisseurs en bateau viennent déranger leurs soirées Hâches et sacrifices humains. En plein milieu de la cérémonie, c'est gênant. Alors nos braves Vikings sortent et prennent leurs haches, leurs lances et leurs arcs pour défendre leur belle île. Bad North fera rire les professionnels du RTS sérieux, tant il réduit la gestion au minimum : on déplace ses unités sur une grille, on peut parfois en commander de nouvelles, c'est à peu près tout (les Vikings attaquent tout seuls quand ils sont à portée). Il suffit de survivre à quelques vagues d'attaques en évitant que toutes les maisons de l'île ne crament, et hop, on passe au niveau suivant. Facile ! Ce qui fait tout l'attrait de Bad North, surtout si tôt dans son développement (qui a seulement commencé au début de l'année), c'est sa patte graphique décalée. Toute l'île est peinte d'adorables couleurs pastel, qui se couvrent petit à petit des traces laissées par la guerre. Les bateaux d'envahisseurs restent sur le rivage, la terre se gorge de sang, les ruines des maisons enflammées continuent de fumer... Ce n'est pas grand-chose, mais comment résister à un jeu qui vous attire à la fois par sa mignoncité et son gore ?